Les Eglises réformées neuchâteloise et vaudoise suspendent une pasteure
A la suite d’une enquête interne révélant des manquements à la déontologie pastorale, l’Eglise réformée neuchâteloise a suspendu une de ses anciennes pasteures. L’Eglise vaudoise, son actuel employeur, prend aussi des mesures.
«Nous avons envie de montrer que nous osons traiter les cas et aller jusqu’au bout de la procédure», a indiqué, le 9 avril 2026 à Protestinfo Yves Bourquin, président du Conseil synodal (exécutif) de l’Eglise réformée neuchâteloise (EREN).
L’exécutif de l’EREN a informé de l’interdiction temporaire de travail concernant l’une de ses anciennes ministres. Même si elle n’est plus actuellement employée par l’EREN, elle y a été agrégée, c’est-à-dire intégrée au corps pastoral neuchâtelois.
Cette suspension porte sur toutes les activités pastorales qu’elles soient rémunérées ou bénévoles. Cela concerne tant les cultes, que les services funèbres, les mariages, le catéchisme et autres accompagnements spirituels.
Cette procédure découle d’un témoignage recueilli par l’antenne de «signalement d’abus» dans l’Eglise neuchâteloise. «A mon sens, on peut parler d’abus psychiques, physiques, financiers et spirituels», détaille Clémentine Miéville, en charge de cette antenne. Selon Protestinfo, une procédure pénale est également en cours.
Employée de l’Eglise vaudoise
Aujourd’hui, la ministre en question est employée de l’Eglise réformée du canton de Vaud (EERV) qui a pris aussi des mesures. «Nous avons suspendu cette personne», annonce le conseiller synodal Vincent Guyaz. Cette décision qui fait suite à des investigations de plusieurs mois, menées indépendamment de celles de l’Eglise neuchâteloise. (cath.ch/protestinfo)





