Assurer le financement de l’Eglise
Tchéquie: Mgr Vlk ne veut pas d’un impôt ecclésiastique
Prague,
(APIC) Le cardinal archevêque de Prague, Mgr Miloslav Vlk, s’est prononcé contre l’introduction d’un impôt ecclésiastique en République tchèque. Le fait que seuls 30% des Tchèques, pour la plupart d’âge déjà avancé, se déclarent catholiques ne permet pas d’assurer le financement de l’Eglise catholique par ce système, a expliqué mercredi le prélat.
Le ministre de la culture Pavel Dostal a défendu le même point de vue devant la Conférence des évêques. Mgr Vlk propose la création d’un fonds reconnu de droit public dont les revenus devraient servir au co-financement de l’Eglise.
La rencontre des évêques avec le ministre Dostal fait suite à une période de vives tensions entre l’Eglise et l’Etat tchèques. Elle a permis de débloquer un certain nombre de points litigieux. Par la voix de son ministre, l’Etat tchèque a reconnu le rôle irremplaçable de l’Eglise dans la société. Le ministre a surtout admis que tous les bâtiments inscrits dans les registres fonciers comme propriétés d’Eglise avant leur confiscation par le régime communiste doivent être rendus.
En février encore, une expertise «historico-juridique» demandée par le gouvernement affirmait que l’Eglise catholique n’avait pas de droit légal à la restitution de ses biens confisqués par les communistes. Le Premier ministre Milos Zeman avait alors estimé que la restitution en 1990-91 de 170 bâtiments à l’Eglise procédait d’une «philosophie erronée». Du côté de l’Eglise on estime à 800 le nombre de biens à restituer. (apic/kap/mp)




