Netanyahu condamne la destruction d’une statue du Christ par un soldat israélien
Une photographie diffusée le 18 avril 2026 montrant un soldat vandalisant une statue du Christ avec une masse, au sud-Liban, a provoqué un grand émoi internationalement. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a condamné l’acte «avec la plus grande fermeté».
La photo montre un soldat en train d’abattre une masse sur une statue de Jésus décrochée de sa croix. Selon des analystes, le cliché a été pris à Debel, rapporte Sky News (20 avril). Il s’agit de l’un des villages du Liban où l’armée israélienne mène des opérations contre le Hezbollah. Le crucifix fait partie d’un petit sanctuaire situé dans le jardin d’une famille vivant à la lisière du village, a expliqué Fadi Falfel, un prêtre de Debel.
Enquête pénale
Dans un premier temps, un doute a plané quant à l’identité du soldat apparaissant sur la photo. Mais son appartenance aux forces israéliennes a été rapidement confirmée.
L’armée israélienne a déclaré enquêter sur cet incident avec «la plus grande sévérité», tandis que le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar, a qualifié l’acte de «honteux».
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a également condamné la profanation «avec la plus grande fermeté». «Comme l’écrasante majorité des Israéliens, j’ai été stupéfait et attristé d’apprendre qu’un soldat de l’armée israélienne avait endommagé une icône religieuse catholique dans le sud du Liban», a-t-il écrit sur X. Il a assuré que les autorités militaires menaient une enquête pénale sur cette affaire et prendraient des mesures disciplinaires sévères à l’encontre du coupable.
Demande de sanctions sévères
«Nous exprimons nos regrets pour cet incident et pour la peine qu’il a pu causer aux croyants au Liban et dans le monde entier», a affirmé Benjamin Netanyahu.
L’armée israélienne a souligné que le comportement du soldat était «totalement incompatible avec les valeurs attendues de ses troupes», précisant que des soldats s’efforçaient d’aider la communauté à remettre la statue en place.
Le cas a également suscité une réaction de Mike Huckabee, l’ambassadeur américain en Israël, qui a déclaré sur X que «des sanctions rapides, sévères et publiques s’imposent».
Les autorités chrétiennes en Israël, notamment le Patriarcat latin de Jérusalem, dénoncent régulièrement des attaques verbales et des crachats contre ses représentants, ainsi que des actes de vandalisme contre des symboles chrétiens en Israël. (cath.ch/skynews/arch/rz)





