Rome: Les évêques d’Ethiopie et de l’Erythrée reçus par le pape
Rome, 28 avril 1999 (APIC) Jean Paul II a reçu mardi 12 évêques d’Erythrée et d’Ethiopie, deux pays en guerre. L’archevêque émérite de Addis Abeba, capitale de l’Ethiopie, le cardinal Paulos Tzadua et le nonce apostolique en Ethiopie et Erythrée, Mgr Silvano Tomasi, faisaient partie de la délégation.
Les deux pays sont en guerre pour un problème de frontières. Cette guerre pèse surtout sur la population, déjà épuisée par le sous-développement. C’est une de ces guerres oubliées, même si l’Organisation pour l’unité de l’Afrique tente de proposer un plan de paix.
Le Saint Siège a exprimé son intention de soutenir les efforts de paix. Le cardinal Achille Silvestrini, qui a participé à la réunion, a souligné la «profonde union spirituelle entre les évêques malgré les différences de rites et de cultures», exprimant en même temps son grand regret «pour les circonstances qui ont conduit les évêques à organiser cette rencontre extraordinaire à Rome».
Le cardinal a manifesté sa solidarité à tous les habitants d’Erythrée et d’Ethiopie, aussi bien chrétiens que musulmans. Il a en outre rappelé qu’un message pour la paix entre l’Ethiopie et l’Erythrée sera rédigé à l’issue de cette rencontre et qu’un symposium aura lieu en l’an 2000.
Message du pape
Dans un message rendu public le 28 avril, le pape se félicite du message de paix que prépare la Conférence épiscopale commune. «La guerre n’apporte que tragédie et désespoir, écrit le pape, et elle multiplie les victimes innocentes et détruit des vies et des habitations, des familles et des peuples».
Le pape appelle ainsi les prélats africains à se joindre aux membres des autres Eglises, aux musulmans et aux chefs religieux de tradition africaine présents en Ethiopie et en Erythrée de joindre leurs efforts pour «restaurer l’harmonie et la fraternité qui marquaient auparavant les relations entre les deux pays». Il demande en outre aux responsables politiques de se tourner «vers la voie du dialogue et de la paix». Il s’adresse enfin à la communauté internationale pour qu’elle «apporte son soutien par des moyens qui respectent entièrement l’indépendance des ces pays et la dignité des peuples». (apic/zenit/imed/pr)




