Pétition aux gouvernements du G7
France: l’Eglise s’associe à la campagne pour l’annulation de la dette des pays pauvres
Paris, 17 mars 1999 (APIC) Les Evêques français lancent l’opération «Jubilé 2000 – Annulons la dette des pays pauvres». L’initiative rejoint l’esprit du Jubilé et l’appel de Jean Paul II, dans sa lettre apostolique pour la préparation du Grand Jubilé, «Tertio Millennio adveniente». Les évêques n’hésitent pas à recourir à l’outil d’un site Internet, à travers lequel ils proposent aux catholiques de signer une pétition qui sera remise au gouvernement français et aux représentants des pays du G7 réunis à Cologne en juin 1999.
La pétition se présente en trois points, dont le premier lance un appel aux gouvernements des nations les plus riches pour annuler la dette des pays pauvres les plus endettés, pour l’an 2000. Les deuxième et troisième points demandent aux gouvernements de «créer au plus vite les conditions nécessaires à un développement durable», et soulignent l’intérêt partagé de l’effacement de la Dette.
Au moment où cette pétition circule dans le monde entier, l’invitation des évêques de France s’inscrit dans cette logique du Jubilé de la naissance du Christ. A l’initiative du Conseil national de la solidarité des évêques de France, trois cent mille dépliants seront diffusés aux chrétiens de France, grâce au réseaux que constituent les Conseils diocésains de la solidarité, et aussi les mouvements de laïcs, les services, communautés, paroisses et congrégations religieuses.
Il s’agit aussi, suggère le Conseil pour la solidarité, d’interpeller les élus sur cette question, de s’interroger sur la valeur éthique de ses achats, et de soutenir les efforts de solidarité à l’intérieur du pays.
Le site Internet propose un argumentaire sous forme de dix questions-réponses qui éclaire le problème de la Dette, puis explique en détail les enjeux économiques et moraux, et donne aux chrétiens dix bonnes raisons d’agir.
La Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) admettent eux-mêmes que la dette a atteint un niveau insupportable pour les pays les plus pauvres. Certains d’entre eux ne peuvent pas rembourser des sommes dont les intérêts couvrent souvent plusieurs fois le prêt initial, lui-même déjà remboursé. En outre, toutes les voix qui s’élèvent en faveur de l’annulation de la dette, et en particulier Jean-Paul II, demandent en même temps des efforts de réformes économiques dans les pays pauvres endettés, la moralisation de la gestion des fonds publics, et la lutte, par exemple, contre la corruption. (apic/com/pda)




