Le patriarche orthodoxe rappelle le droit des non Serbes au Kosovo
Belgrade et Zagreb: Les chefs religieux catholique et orthodoxe appellent à la paix
Belgrade/Zagreb, 29 mars 1999 (APIC) Les chefs religieux catholique croate et orthodoxe serbe ont tous deux appelé lundi à prier pour la paix au Kosovo. Le patriarche serbe orthodoxe Pavle a souligné à l’attention des autorités militaires et civiles serbes et yougoslaves que la guerre n’est justifiée que s’il s’agit d’une guerre défensive. Le patriarche ode Belgrade rappelle également les droits des non Serbes au Kosovo.
Le patriarche Pavle a relevé, en rappelant la position du prince Lazar tombé contre les Turcs à la bataille de Kosovo Polje en 1389, que le prince serbe n’a défendu que sa propre terre. «Il ne voulait pas conquérir de pays étranger; il a défendu sa propre liberté, mais pas pour opprimer celle des autres», a-t-il lancé à l’adresse des dirigeants de Belgrade. Car, a estimé le patriarche serbe dans une allusion aux droits de la communauté albanaise du Kosovo, «nous avons besoin de la paix, mais aussi les autres peuples, les hommes d’autres religions et d’autres manières de penser qui vivent avec nous.»
Le chef de l’Eglise serbe a demandé de prier pour les dirigeants qui ont la paix entre leurs mains, les Serbes qui souffrent mais aussi pour tous les autres «qui souffrent injustement, sont persécutés et maltraités».
En Croatie, l’archevêque catholique de Zagreb, Mgr Josip Bozanic, a lui aussi lancé un appel à la prière «pour la paix au Kosovo et dans toute la Yougoslavie, chez nos voisins». Le primat croate n’a pourtant pas manqué de rappeler l’histoire des «épurations ethniques menées au nom du nationalisme et de l’idéologie».
L’Action catholique proteste contre la «militarisation» croissante de la Côte adriatique
En Italie, l’»Action catholique» a mis en garde contre la «militarisation croissante» sur la Côte adriatique et en Apulie, où l’armée a installé de nombreuses positions de DCA pour prévenir d’éventuelles attaques en provenance du territoire yougoslave voisin. L’état d’urgence a été décrété préventivement dans la région et les vols civils en direction des aéroports régionaux de Bari et de Brindisi ont été suspendus temporairement pour des raisons de sécurité. Rome a ordonné la réquisition de bâtiments et d’installations pour héberger les réfugiés kosovars qui fuient les combats dans la province serbe à majorité albanaise. L’économie touristique, l’une des principales sources de revenus de l’Apulie, subi des pertes importantes, de nombreux vacanciers ayant annulé leurs réservations. (apic/kap/cic/be)




