Des fonctionnaires de l’Etat mexicain sans doute impliqués

Mexique: Ombres sur l’assassinat du cardinal Posadas

Mexico, 4 février 1999 (APIC) Cinq ans et sept mois après l’assassinat de l’archevêque de Guadalajara, le cardinal Posadas, l’affaire est toujours obscure. Des nouvelles publiées dans les journaux rapportent que le cardinal «possédait des informations dangereuses» qui mettaient en cause des fonctionnaires du gouvernement, compromis dans le trafic de drogue.

Selon la procure, le cardinal a été tué parce qu’il y a eu méprise et qu’il a été pris pour un chef des trafiquants de drogue. L’Eglise du Mexique continue à exprimer ses doutes: «Comment est-il possible de confondre le cardinal, figure publique et connue, avec un trafiquant de drogue?» L’ex-président Salinas – du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), parti au pouvoir depuis 1929 au Mexique -, à la tête de l’Etat au moment des faits, est dans le collimateur de la justice pour corruption. Son frère a été condamné à une forte peine de prison pour trafic de drogue.

Des témoins assurent que le jour de l’assassinat, il y a eu des mouvements «étranges» à l’aéroport: introduction d’armes, mobilisation d’agents de police et de l’armée mexicaine, et que tout cela laissait présager qu’il allait se passer «quelque chose de grave». Parmi les témoins, il y a aussi des trafiquants de drogue qui ont pris part à la fusillade de l’aéroport. Ils affirment qu’ils n’ont pas assassiné le cardinal et qu’ils n’avaient jamais ordonné son assassinat.

La Commission inter-institutionnelle, créée en mai 1998, pour étudier tous les éléments possibles de ce dossier, a réaffirmé récemment que Mgr Posadas est «mort par erreur». (apic/cip/pr)

4 février 1999 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 1  min.
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