Le Père Hilary Boma et 25 coaccusés risquent la peine de mort

Soudan: Amnesty International s’inquiète du déroulement d’un procès

Bruxelles, 17 février 1999 (APIC) Vingt-six hommes, dont deux prêtres catholiques, sont actuellement jugés par un tribunal militaire de Khartoum, la capitale soudanaise. Ils sont accusés d’avoir participé aux attentats à la bombe perpétrés dans la ville fin juin 1998. Ils risquent la peine de mort s’ils sont reconnus coupables. Ce procès est inéquitable, s’indigne Amnesty International.

Selon Amnesty par la voie de son antenne belge, le tribunal militaire chargé de cette affaire ne respecte pas les normes internationales d’équité. Un seul des trois juges a une formation juridique, les accusés n’ont pu exercer pleinement leur droit à bénéficier d’une défense appropriée, en dépit des efforts déployés par une équipe d’avocats. Et ils n’ont pas le droit de faire appel.

De plus, ces hommes auraient été torturés, dans le but de leur faire avouer les crimes qu’on leur impute, et cela dès avant l’ouverture du procès en octobre 1998. A l’exception d’un accusé, tous ont plaidé non coupables devant le tribunal.

Cette affaire ravive les graves préoccupations dont Amnesty a déjà fait état quant à l’engagement réel du gouvernement soudanais à respecter «les dispositions constitutionnelles et l’Etat de droit». L’organisation internationale réclame une enquête approfondie et impartiale pour vérifier les allégations selon lesquelles les accusés auraient été torturés ou soumis à toute autre forme de traitement cruel, inhumain ou dégradant. (apic/cip/mp)

17 février 1999 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 1  min.
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