La visite ne passe pas inaperçue dans la péninsule

Rome: Le président du Conseil italien se rendra au Vatican le 8 janvier

Rome, 7 janvier 1999 (APIC) Le Président du Conseil italien Massimo D’Alema rencontrera vendredi 8 janvier le pape Jean Paul II au Vatican, au cours d’une entrevue officielle d’environ 30 minutes. La visite de ce dirigeant de l’ex-Parti communiste italien ne passe pas inaperçue en Italie. La parité scolaire, la lutte contre le chômage et surtout l’affaire Giordano, archevêque de Naples, figureront au centre des discussions entre les deux hommes.

Côté Vatican, il s’agit d’une formalité après l’arrivée de Massimo d’Alema à la présidence du Conseil italien en octobre dernier. La presse italienne la qualifie en revanche d’»historique» – référence aux traditionnelles luttes entre la DC et le Parti communiste, immortalisées à l’écran par les fameux Don Camillo et Pepone – , et souligne qu’elle sera la première audience officielle au Vatican d’un président post-communiste d’un gouvernement italien.

La TV d’Etat italienne RAI UNO transmettra en direct ce qui constitue un événement pour l’Italie. A la différence d’autres chefs de gouvernement, le Premier du Conseil italien sera reçu avec tous les honneurs protocolaires habituellement réservés aux chefs d’Etat. Sans doute en raison de la position particulière qu’occupe le pape en Italie, à savoir: évêque de Rome et en même tempe primat de toute l’Italie. Dans le passé tout au moins, Massimo D’Alema s’est toujours déclaré non croyant. Il a par contre plusieurs fois salué l’engagement de pape pour la paix et les droits de l’homme. Il sera accompagné par sa femme et ses deux enfants.

«Jean-Paul II est habitué à recevoir des chefs d’Etat et de gouvernement de toute tendance», souligne cependant «Il Corriere della Sera», qui relève: «Au Vatican, on se préoccupe dans ce cas des affaires à traiter avec lui, et non de son profil politique».

Affaires à traiter

Au programme des «affaires à traiter» figurent notamment la parité scolaire en Italie, les initiatives législatives en faveur de la famille et de la défense de la vie – notamment celles qui concernent la procréation médicalement assistée – et la lutte contre le chômage.

Concernant la parité scolaire, l’Eglise italienne demande que les familles reçoivent l’aide nécessaire leur permettant d’inscrire leurs enfants dans des écoles privées. Le Parlement italien étudie actuellement les solutions pouvant être envisagées, alors que l’article 33 de la Constitution italienne précise que l’Etat n’a pas à financer ces écoles.

Il devrait être également question du Jubilé de l’an 2000 qui, estime-t-on, amènera à Rome plus de 25 millions de pèlerins. On parlera aussi sans doute de la commission mixte prévue par le Vatican et l’Italie en vue d’étudier les aspects du concordat italien avec le Saint-Siège de 1984, concernant les problèmes fiscaux et judiciaires liés aux biens ecclésiatiques. Une question devenue d’actualité depuis les perquisitions effectuées ces mois derniers à l’évêché de Naples auprès du cardinal Michel Giordano, archevêque de Naples. (apic/imed/pr)

30 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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