Sur les chemins du pardon avec le Père Bernard Rey
Fribourg: Session annuelle des prêtres et agents pastoraux du canton à Matran
Matran,
(APIC) Le thème du pardon est à nouveau cette année au centre de la Session pastorale annuelle de Matran qui rassemble depuis mardi prêtres et agents pastoraux laïcs du canton de Fribourg. Dans l’attente d’un nouvel évêque de Lausanne, Genève et Fribourg, c’est autour du vicaire épiscopal Jacques Banderet que 73 prêtres et 64 laïcs réfléchissent à la pratique du sacrement de la réconciliation.
En préparation du Jubilé de l’an 2000, cette session prolonge celle de l’an dernier, sur le thème des «Chemins du pardon». Après une approche humaine et psychologique en 1998, l’équipe d’animation met l’accent cette année sur les aspects théologique et pastoral avec le dominicain Bernard Rey. Le but est d’ouvrir des pistes concrètes pour permettre de vivre une pastorale «décrispée».
En passant en revue les grands changements de la discipline pénitentielle dans l’histoire de l’Eglise, Bernard Rey a fait beaucoup plus que de donner un cours d’histoire. Le dominicain a permis de comprendre la situation présente et d’envisager sereinement l’avenir. «Quand on s’aperçoit combien nos anciens ont dû ramer durant les premiers siècles, on souffre bien moins lorsqu’on se voit obligé de ramer à notre tour…»
A travers les siècles le sacrement du pardon se réadapte sans cesse. La mise en place d’un nouveau régime pénitentiel pour réintégrer les pécheurs au sein de la communauté chrétienne suit toujours un changement socio-culturel, sans pour autant jamais abandonner les intuitions fondamentales de l’Eglise. A travers les âges , l’accent a été mis successivement sur l’aveu de la faute, sa réparation (la satisfaction) et sur la réconciliation (l’absolution). «Vu les mutations socio-culturelles des dernières décennies, nous sommes à l’aube d’un nouveau régime pénitentiel dont personne ne sait encore exactement à quoi il ressemblera», relève le Père Rey. Le régime unique de la confession secrète individuelle devant un prêtre est sans doute appelé à évoluer.
Pour l’abbé Banderet la fidélité des agents pastoraux aux journées de Matran est un sujet de satisfaction. Elle montre à la fois la qualité des intervenants et de l’équipe d’animation, et le désir des permanents d’Eglise, prêtres et laïcs, d’échanger sur leur pratique pastorale. «Matran nous permet non seulement de profiter de la grande expérience spirituelle des intervenants, mais aussi de mettre un visage sur des noms», confie un des participants. A côté d’un clergé dont la moyenne d’âge ne cesse d’augmenter, jeunes prêtres et laïcs, sont également présents. (apic/com/mp)




