Que fait la communauté internationale?

Irak: L’archevêque de Bagdad des Syriens réclame la fin de l’embargo

Bagdad/Rome, 3 décembre (APIC) Les pressions se font de plus en plus grandes dans le monde pour obliger Londres et Washington, via l’ONU, à lever l’embargo contre l’Irak. De plus en plus nombreux, des avions affrétés par des organisations se posent sur l’aéroport de Badgad, au grand dam des Etats-Unis. Ce week-end, pas moins de deux appareils ont brisé l’isolement. Et brûlé l’embargo.

A ce concert de voix s’est également ajouté la demande de l’archevêque Bagdad des Syriens, particulièrement critique à l’égard de ceux qui sont responsables de l’agonie de milliers d’enfants. Plus de 5’000 gosses payent chaque mois de leur vie et dans de terribles souffrances pour les intérêts de quelques puissants, dont les Etats-Unis, notamment. Avec le silence des occidentaux.

Pour que le Jubilé soit complet, il faut en finir avec cet l’embargo contre l’Irak qui a causé suffisamment de souffrances. La communauté internationale se rende compte qu’il constitue >, a déclaré Mgr Athanase Matti Shaba Matoka, archevêque catholique de Bagdad des Syriens depuis 1983. Venu à Rome avec l’Eglise Syrienne pour célébrer le jubilé – en même temps que l’Eglise malankare de l’Inde, Mgr Matoka est aussi président du Comité supérieur pour le catéchisme, qui regroupe toutes les dénominations catholiques d’Irak.

Agé de 70 ans, il est à la tête de deuxième communauté catholique d’Irak. Les Syriens catholiques sont en effet au nombre de 50’000 en Irak, alors que les Chaldéens catholiques, la communauté la plus nombreuse, sont 500’000.

Grèce: l’Eglise orthodoxe reste opposée à la visite du pape

Forte opposition

Rome, 3 décembre 2000 (APIC) L’Eglise orthodoxe grecque a reporté à décembre sa décision d’inviter ou non Jean Paul II à Athènes en mars 2001, selon la presse grecque.

Dans certains milieux, on espérait que le Comité pour les relations avec les catholiques du Synode orthodoxe grec prendrait une décision définitive. Une décision difficile, en raison du conflit et de l’opposition de certains représentants orthodoxes qui ne souhaitent pas une visite du pape.

Jean Paul II a affiché son désir de se rendre à Athènes dans le cadre de son pèlerinage sur les pas de saint Paul, qu’il a lui-même annoncé en juin 1999 dans une lettre sur son pèlerinage jubilaire dans les lieux liés à l’histoire du salut.

Parmi ceux qui s’y opposent, indique l’agence Ansa, figure l’évêque Ambrosios, métropolitain de Kalavryta et président du Comité pour les relations avec l’Eglise catholique. Les orthodoxes reprochent notamment aux catholiques l’existence de l’Eglise gréco-catholique, qui conserve la liturgie orthodoxe mais professe l’obéissance au pape. (apic/zn/pr)

3 décembre 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
Partagez!