La fête de l’aïd al-fitr

(1) selon l’expression employée par Tariq Oubriu, imam de la mosquée de Bordeaux et théologien, dans un entretien à La Croix du 22/11/2000

L’aïd al-fitr est une fête familiale qui traduit la joie de terminer un long mois de jeûne. Comme elle n’a pas de signification religieuse particulière, on l’appelle aussi aïd-al-saghir (petite fête) par opposition à l’aïd al kebir (grande fête), également appelée aïd al-adha (fête du sacrifice). Dès la veille de l’aïd-al-fitr, au matin les hommes se rendent à la mosquée, les femmes et les enfants dans les cimetières. Le matin même de la fête, on s’acquitte de l’aumône spéciale obligatoire de nourriture – ou l’équivalent en argent – aux pauvres. Après le petit déjeuner, chacun se rend en habit de fête à la grande prière. A midi on sert un repas festif. Les enfants reçoivent des cadeaux. L’après-midi, c’est la visite aux parents, amis, malades…

Afrique: Selon la FAO des déficits alimentaires graves pour 28 millions de personnes

Aide alimentaire nécessaire pour 2001

Rome, 22 décembre 2000 (APIC) Selon un rapport de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), 28 millions de personnes en Afrique subsaharienne sont confrontées à des déficits alimentaires graves du fait principalement de la sécheresse et des troubles civils. L’aide alimentaire sera nécessaire en 2001 pour les régions les plus touchées, notamment l’Erythrée, l’Ethiopie et le Kenya.

«La situation est particulièrement grave en Afrique orientale où 20 millions de personnes souffrent de déficits alimentaires nécessitant une aide alimentaire durant plusieurs mois en 2001», dit le rapport de la FOA. Récemment le Conseil pontifical Cor Unum a lancé pour sa part un signal d’alarme pour l’avancée de la désertification dans la même région. Le rapport de la FAO souligne que la situation alimentaire en Afrique orientale demeure la plus précaire de la région, notamment en Erythrée, en Ethiopie, au Kenya et au Soudan. «Des importations massives de céréales sont nécessaires, en grande partie sous forme d’aide alimentaire, pour nourrir les populations sous-alimentées. Jusqu’ici la générosité des donateurs et l’arrivée des vivres à temps ont permis d’éviter le pire, mais la crise alimentaire est loin d’être réglée», précise le rapport. Malgré une bonne pluviométrie dans les régions affectées par la sécheresse en Ethiopie, en Somalie et au Kenya de grandes parties de l’Erythrée, du Kenya et de la Tanzanie ainsi que Djibouti devraient connaître des précipitations plus faible que la moyenne au cours des prochains jours.

Grave situation en Erythrée

Le rapport précise que la situation est «très grave» en Erythrée, où environ un million et demi de personnes ont été déplacées par la guerre alors que 340’000 autres ont été affectées par la sécheresse. «En dépit d’une bonne pluviométrie en septembre-octobre dans quelques régions du pays, les perspectives de récoltes sont peu réjouissantes, est-il précisé, car des centaines de milliers d’agriculteurs ont été déplacés alors que les meilleures terres agricoles – celles qui fournissent les trois-quarts de la récolte nationale de céréales – étaient le théâtre d’affrontements armés».

En Ethiopie, «la sécheresse a eu des conséquences désastreuses sur la production céréalière dans les régions orientales et méridionales du pays». Quelque 10,2 millions de personnes continuent de dépendre de l’aide alimentaire alors que «la situation dans l’ensemble reste très précaire».

Mauvaises conditions climatiques

Le Kenya, affecté lui aussi par la sécheresse, devra importer 1,4 millions de tonnes de céréales en 2001 afin de couvrir les besoins de la consommation. En outre, la rareté de l’eau et des pâturages a entraîné des pertes de bétail, notamment dans les parties septentrionales et orientales du pays. Résultat: «3,3 millions de personnes, des éleveurs nomades pour la plupart, dépendent désormais de l’aide alimentaire. Le pays, à court de devises étrangères, a plus que jamais besoin de l’aide internationale pour affronter l’urgence». La situation alimentaire est également préoccupante au Soudan, en Ouganda et au Rwanda où les récoltes furent mauvaises et les pertes de bétail importantes à cause des mauvaises conditions climatiques.

En Angola, les combats qui opposent les forces armées gouvernementales aux rebelles ont provoqué des déplacements massifs de population. À la fin juin 2000, le nombre des déplacés atteignait 2,5 millions. Il a augmenté depuis. De nombreux agriculteurs ont déserté leurs terres du fait des combats. Pour la troisième année consécutive, la production agricole en sera pénalisée. Et le pays aura toujours besoin de l’aide alimentaire. (apic/cip/zn/vb)

22 décembre 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 3  min.
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