Vive réaction de l’Académie pontificale pour la vie
Italie: Commercialisation de la pilule dite du lendemain en Italie
Rome, 1er novembre 2000 (APIC) L’Académie pontificale pour la vie invite à manifester une «objection de conscience» pour refuser de collaborer à la diffusion de l’usage de la pilule dite du lendemain, alors que celle-ci vient d’être mise en vente dans les pharmacies italiennes.
Publié le 31 octobre, un communiqué de l’Académie rappelle en effet que cette pilule, si elle est prise au plus tard 72 heures après un rapport sexuel, empêche que l’éventuel ovule fécondé ne s’implante dans la paroi utérine, et a donc pour résultat l’expulsion et la perte de cet embryon.
Il s’agit donc d’une pilule «abortive et non «contraceptive, peut-on lire dans le communiqué. L’action de la pilule «n’est rien d’autre qu’un avortement réalisé avec des moyens chimiques», et «il n’est pas cohérent intellectuellement ni justifiable scientifiquement d’affirmer qu’il ne s’agit pas de la même chose».
Pour l’Académie pontificale pour la vie, les termes différents utilisés pour décrire les étapes du développement de l’être humain à partir de sa conception – «ovule fécondé», «fœtus», etc… – , ne doivent pas «créer artificiellement une discrimination de valeur» entre les moments différents qu’ils indiquent. «On ne peut jamais décider licitement de façon arbitraire que l’individu humain a une plus ou moins grande valeur selon le stade de développement où il se trouve», peut-on lire en effet.
Selon l’Académie, il est «assez clair» que celui qui demande ou propose l’usage de la pilule a pour but l’interruption d’une éventuelle grossesse. Elle soulève le problème de la «responsabilité morale» de ceux qui y coopèrent d’une manière ou d’une autre. Le communiqué invite donc tous ceux qui travaillent dans les secteurs concernés à manifester «avec fermeté» une «objection de conscience», pour «témoigner courageusement, dans les faits, de la valeur inaliénables de la vie humaine». (apic/imed/pr)




