Une réflexion sur l’homosexualité des prêtres
Etats-Unis: Une revue jésuite aborde la crise de la prêtrise
Washington, 13 novembre 2000 (APIC) Dans son dernier numéro, la revue «America», publiée par les jésuites américains, propose un reportage consacré à la crise du sacerdoce et aux remèdes pour en sortir. Le Père James Martin, qui souligne le nombre «très élevé» de prêtres ayant des tendances homosexuelles, remarque leurs difficultés à se sentir acceptés par l’Eglise.
L’Eglise a un avenir si les évêques et les prêtres consentent à revoir leur rôle, «en s’écoutant en tant que membres d’une même communauté de foi», écrit dans la revue «America» le Père Donald Cozzens, jésuite, recteur de la Graduate School of Theology, à Cleveland. Pour D. Cozzens, le plus grand problème à résoudre concerne «le dialogue entre les différentes niveaux de l’Eglise». Il va falloir, affirme-t-il, «surmonter les raidissements provoqués par les rôles hiérarchiques».
L’Eglise place le prêtre homosexuel dans une situation de péché
Approfondissant la question du rapport entre l’Eglise et les prêtres homosexuels, le Père James Martin, jésuite lui aussi, fait remarquer que le nombre de prêtres ayant des tendances homosexuelles est très élevé, «de 23 à 58 %». Il remarque surtout qu’il est «difficile de se sentir accepté par l’Eglise quand une part importante de sa propre personnalité est considérée comme objectivement désordonnée», d’après la définition du catéchisme de l’Eglise universelle. Une autre conséquence pour le prêtre homosexuel a trait à «la difficulté d’exercer le ministère, sachant que l’Eglise le place dans une situation de péché».
L’auteur réclame «un profond changement de mentalité», car, si elle juge que l’homosexualité est «scandaleuse», «le credo catholique souligne que celui qui est ordonné l’a été pour avoir répondu à un appel divin». Par conséquent, conclut-il, la présence des prêtres homosexuels pourrait être considérée comme «un signe des temps». (apic/cip/vb)




