703’600 personnes ou familles aidées en 1999
Paris: Statistiques du Secours catholique sur les oubliés de la croissance
Paris, 17 novembre 2000 (APIC) A l’occasion de sa journée nationale, le dimanche 19 novembre, le Secours Catholique présente ses statistiques d’accueil pour l’année 1999. Grâce à ses 74’6000 bénévoles, 4’295 équipes de terrain, 2’174 lieux d’accueil ainsi que 800 salariés, le Secours Catholique a reçu, visité ou accompagné 703’600 personnes ou familles.
En 1999, le Secours catholique est venu en aide à plus de 703’600 personnes en situation de pauvreté. Un échantillon de 88’600 personnes a permis d’analyser l’évolution de la pauvreté en France. Si le chômage recule, la reprise économique ne met pas fin à l’exclusion économique et sociale. C’est particulièrement vrai pour les travailleurs pauvres et les mères isolées, et particulièrement sensible en matière de logement.
Parmi les personnes accueillies, 22 % ont un travail. Il ne suffit donc pas d’avoir un emploi pour s’en sortir. Sur 100 travailleurs pauvres accueillis, 74 % se répartissent en emplois à temps partiel (19), en emplois aidés (18), en emplois intérimaires ou saisonniers (13), en emplois à son compte (3) et en «petits boulots» (21). Les salaires que ces personnes travailleurs tirent de leur travail est de l’ordre de 3’500 FF par mois. Leurs ressources mensuelles totales se montent en moyenne à 4’300 FF.
Par comparaison, le revenu moyen de l’ensemble des personnes accueillies (chômeurs et travailleurs) par le Secours catholique en 1999 est de 3948 FF. Dans neuf cas sur dix, les personnes ou familles accueillies ont un revenu moyen inférieur à 4’000 FF, donc inférieur au seuil de pauvreté. La faiblesse de ces revenus entraînent, dans 72 % des situations, des impayés d’un montant moyen de 85’777 FF.
Mères isolées plus vulnérables
Même si la situation de mère isolée ne constitue pas en soi une cause de pauvreté, cette catégorie de la population fait partie des groupes les plus vulnérables. La proportion de femmes seules avec enfants parmi les personnes accueillies au Secours Catholique (23 %) est presque quatre fois plus importante que sur l’ensemble de la population française.
Enfin, un grand nombre de personnes accueillies au Secours catholique rencontrent des difficultés de logement: loyer exorbitant, impayés, logement insalubre ou inadapté à la taille de la famille, personnes en logement précaire ou à la rue. Près de 73 % des accueillis sont locataires, dont 42 % en HLM. Et près de 3’500 enfants vivent dans un logement insalubre. (apic/jcn/vb/bb)




