Elle ne se fera qu’avec l’accord de l’Eglise grecque orthodoxe

L’idée d’un voyage du pape en Grèce est relancée

Rome/Athènes, 22 novembre 2000 (APIC Une visite du pape à Athènes en 2001 est possible, mais les conditions sont difficiles à cause de la réputation que lui ont faite les orthodoxes grecs au cours des dix dernières années, assure Mgr Nikolaos Foscolos, archevêque catholique d’Athènes et président de la Conférence épiscopale de Grèce, en visite à Rome.

Il y a quelques semaines, le nonce apostolique en Grèce, Mgr Paul Fouad Tabet, s’est en effet entretenu de la possibilité de ce voyage avec l’archevêque orthodoxe d’Athènes, Mgr Christodoulos, à la demande du pape. Il lui a ainsi exprimé le désir de Jean Paul II de passer une journée en Grèce en revenant de son pèlerinage en Syrie sur les pas de saint Paul, envisagé pour la fin du mois d’avril ou le début du mois de mai 2001.

A la suite de cette demande, le Synode permanent de l’Eglise orthodoxe de Grèce a confié la question à une commission chargée des relations avec les religions. Cette commission devrait donner une réponse vers la fin du mois de novembre. Celle-ci sera ensuite discutée par le Synode permanent, qui se prononcera finalement sur l’éventualité de ce voyage vers le milieu du mois de décembre.

Pour Mgr Foscolos, >, du fait que l’Eglise orthodoxe >. Jean-Paul II, indique à l’APIC l’archevêque catholique d’Athènes, a notamment été présenté comme celui qui a voulu détruire les orthodoxes pendant la guerre en ex-Yougoslavie, et qui serait allé jusqu’à financer les Croates contre les Serbes.

Divisions internes

>, conclut-il. Ceux-ci sont environ 60’000, tandis que les orthodoxes représentent près de 97 % d’une population de quelque 10,5 millions de d’habitants.

D’après Mgr Foscolos, quelques évêques orthodoxes – et notamment l’archevêque orthodoxe d’Athènes, Mgr Christodoulos – ne sont pas opposés à la venue de Jean Paul II, tandis que le gouvernement y est très favorable. >.

Les bureaux de police ont en effet commencé à émettre des cartes d’identité sans mention de la religion, tandis que l’Eglise orthodoxe continue de réclamer que celle-ci soit maintenue. Elle doit poursuivre jusqu’au 25 mars 2001 la quête de signatures qu’elle a entreprise le 14 septembre dernier pour obtenir un référendum sur cette question, quête qui lui a permis jusqu’à présent de rassembler près d’un million de signatures.

En attendant la décision

C’est donc la décision du Saint-Synode orthodoxe au mois de décembre, concernant la venue du pape, qui permettrait à Jean Paul II d’accepter une invitation du président grec, que celui-ci pourrait lui exprimer lors de son passage en Italie du 22 au 25 janvier 2001. >. Cette lettre avait provoqué à l’époque dans les médias grecs de vives réactions négatives de la part des orthodoxes, et notamment des moines du Mont Athos. En septembre 1999, le Synode grec avait expliqué son refus de cette visite aux ambassadeurs présents à Athènes par les >, et la > du Vatican par laquelle il s¹inflitrerait dans les régions orthodoxes à travers les Eglises catholiques de rite oriental.

Quelle que soit la décision concernant la Grèce, les préparatifs de la venue de Jean-Paul II en Syrie – bien que rien ne soit encore fixé officiellement à ce sujet – devraient quant à eux se concrétiser au mois de décembre, par la visite à Damas de l’équipe du Père Roberto Tucci, prêtre jésuite de Radio Vatican chargé de la préparation matérielle des voyages du pape. Il est toujours question par ailleurs que l’étape de Malte soit elle aussi insérée dans ce pèlerinage de Jean Paul II sur les pas de saint Paul, l’apôtre s’y étant arrêté après un naufrage avant d’arriver à Rome. Ce passage rapide du pape sur l’île serait également l’occasion pour lui de béatifier un prêtre diocésain maltais, Don Georges Preca (1880-1962), né et mort à La Valette. (apic/imed/pr)

22 novembre 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 3  min.
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