Appel du nonce apostolique à la solidarité internationale

Ethiopie: Les responsables religieux s’engagent en faveur de la réconciliation

Addis-Abeba, 29 novembre 2000 (APIC) Le nonce apostolique en Ethiopie et en Erythrée, Mgr Silvano Tomasi, lance un appel à la solidarité internationale pour appuyer le processus de paix et de réconciliation, et pour soutenir le développement dans ces deux pays qui comptent parmi les plus pauvres d’Afrique. Pendant toute la durée du conflit, les seules personnes à s’être rencontrées pour maintenir un minimum de dialogue «ont été les dirigeants catholiques, orthodoxes, protestants et musulmans», a souligné Mgr Tomasi dans une interview à l’agence de presse CIP.

La force multinationale de l’ONU, qui vient tout juste de se déployer, est chargée de garantir la pacification en Ethiopie et en Erythrée. D’après l’accord signé le 18 juin dernier à Alger, par les deux pays en conflit, le contingent de la Mission de l’ONU, appelé UNMEE, est composé de 4’200 hommes, dont 220 observateurs. Kofi Annan, secrétaire général de l’ONU, s’est dit convaincu que le déploiement du contingent pourrait être terminé au début de 2001. Un des problèmes les plus urgents auquel celui-ci devra faire face est le problème des réfugiés. D’après des données fournies par l’ONU, il y a en Erythrée au moins 300’000 personnes dispersées dans le pays. Seule une partie d’entre elles vit dans des camps organisés. L’Ethiopie, quant à elle, compte au moins 350’000 réfugiés. Un millier de Casques bleus se trouvent déjà sur place. «Un signal très positif pour le processus de paix», se réjouit Mgr Tomasi, qui souhaite la signature – également à Alger – d’un accord qui garantisse la reprise graduelle des relations normales entre les deux nations.

Dialogue maintenu par les communautés religieuses

Depuis le début des hostilités, il y a eu un effort continu de la part des dirigeants religieux des Eglises catholique, orthodoxe et protestante, et de la part des musulmans, pour maintenir un minimum de dialogue ouvert. «Jusqu’à présent, les seules personnes des deux pays à s’être rencontrées directement, face à face, pour chercher à établir et à réaliser un processus de réconciliation – mis à part les des Ministres des Affaires Etrangères qui traitent à Alger – ont été les dirigeants religieux. Ils continuent à se voir. Ils s’efforcent d’organiser des rencontres de dirigeants religieux éthiopiens en territoire érythréen, et vice versa. C’est un geste pour montrer qu’il est possible de régler les litiges et de commencer à normaliser les relations», souligne le nonce apostolique Silvano Tomasi. Ce dernier signale que l’Eglise catholique travaille activement à la reconstruction des deux pays, avec l’aide de Caritas, de Cor Unum et d’autres donateurs. Elle réalise un travail d’assistance dans les camps de réfugiés, où la combinaison de la guerre et de la famine appelle des mesures d’urgence. (apic/cip/bb)

28 novembre 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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