Racisme et violences anti-arabes en Israël
Mercredi, les médias israéliens sont revenus sur les violences et les ratonnades anti-arabes en Israël même. Le quotidien «Ha’aretz» demande dans son éditorial que l’on ait «la main lourde contre le racisme» et «le déchaînement infâme de violence raciste» contre des Arabes israéliens à l’occasion de ce Yom Kippour. Le quotidien de gauche rappelle que les incidents les plus violents ont eu lieu à Nazareth, provoqués par 200 jeunes juifs venus de la ville de Nazareth-la-Haute pour commettre des actes de vandalisme dans la ville arabe. Deux habitants de Nazareth, Omar Mohammed Akawi et Wasam Yizbeck, ont été tués par balles. «Ha’aretz» dénonce d’autres «agressions racistes» dans les faubourgs de Jérusalem, à Ir Ganim et French Hill, à la jonction Dimona-Yeroham, dans le désert du Néguev, à Tibériade, Or Akiva, Césarée et Haifa. Des entreprises et des cliniques ont été incendiées à Pardes Hannah, Givat Olga et le centre commercial de Karmiel. Dans le quartier de Hatikva à Tel Aviv, des émeutiers ont jeté des Arabes hors des appartements qu’ils louaient, les ont battus et mis le feu à leurs biens. «Il ne peut y avoir de pardon pour de tels actes criminels», peut-on lire dans l’éditorial de «Ha’aretz», qui demande au gouvernement d’agir contre les manifestants qui s’en prennent à des innocents aux cris de «mort aux Arabes». Le quotidien de Tel Aviv rappelle que «les agressions contre des Arabes innocents n’est pas un phénomène nouveau» en Israël, mais qu’»il réapparaît comme un mauvais virus, notamment après des attaques terroristes». «L’Etat d’Israël et ses citoyens doivent combattre le racisme de toutes leurs forces», conclut-il. (apic/haar/jpost/be)




