Les stigmates de 20 années de guerre

Limitrophe du Zimbabwe, le diocèse de Chimoio a été créé voilà 9 ans, lorsque les Mozambicains rentraient de leur exil dans les pays voisins. Marquée par 20 années de guerre, la vie de son million d’habitants – le Mozambique en compte 18 – est comme en suspens et les maisons ne sont souvent pas définitives. La scolarisation des enfants a été longtemps interrompue et l’on voit ainsi de jeunes adultes sur les bancs d’école de ce pays qui connaît un régime présidentiel pluraliste depuis 1990. Les relations entre les communautés religieuses – les animistes sont fortement majoritaires – sont bonnes «a niveau des gens simples», précise Mgr Francesca Silota. Les 67’000 catholiques sont dispersés en 15 gigantesques paroisses sur un territoire deux fois plus grand que la Suisse.

La pastorale est assurée par 16 prêtres (dont l’évêque Silota), 2 frères et 46 religieuses de plusieurs congrégations. Mgr Silota a envoyé deux des prêtres autochtones se former à l’extérieur, l’un au Canada, pour qu’il devienne professeur de philosophie au séminaire du pays, l’autre en Côte d’Ivoire, pour apprendre les techniques de la communication. Le théâtre, les chants, l’expression artistique sont de bons vecteurs d’évangélisation, estime l’évêque qui imagine assez bien des groupes d’animation passant dans les paroisses. «Il faut utiliser tous les moyens à disposition et le Synode africain de 1994 a mis en exergue l’importance de la communication», souligne le prélat qui met toujours C’est la condition pour que les laïcs soient actifs et partagent la responsabilité de l’Eglise son point d’honneur à dire l’ordinaire de la messe dans la langue du lieu. (apic/mjp)

24 octobre 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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