Jean Paul II pour l’adoption et contre les abus de la procréation

Vatican: Rassemblement pour le 3e anniversaire du décès de Mère Teresa

Rome, 6 septembre 2000 (APIC) Devant 7’000 membres du Mouvement pour les adoptions fondé par Mère Teresa, Jean Paul II a une nouvelle fois plaidé en faveur de l’adoption. Le pape met en garde contre le fait que l’aide légitime assurée par la science médicale en matière de procréation puisse aller a jusqu’à des pratiques moralement répréhensibles.

«Adopter un enfant est une grande œuvre d’amour», a affirmé Jean Paul II le 5 septembre, devant un auditoire de plus de 7’000 personnes dont 1’600 enfants originaires d’Inde et de Roumanie, adoptés par des familles italiennes. Le Mouvement pour les adoptions, une des œuvres fondées par Mère Teresa, avait en effet choisi la date du troisième anniversaire de la mort de la Mère des pauvres pour fêter à Rome son jubilé.

Au terme d’une messe célébrée dans la Basilique St-Pierre par le cardinal Pio Laghi, grand ami personnel de Mère Teresa, le pape a remercié les 1’300 familles italiennes ayant adopté un ou plusieurs enfants. «Adopter un enfant est une grande œuvre d’amour. Quand on l’accomplit, on donne beaucoup mais on reçoit aussi beaucoup, a affirmé le pape. C’est un véritable échange d’amour».

L’adoption au lieu de la procréation médicalement assistée

«Alors que de nombreux enfants, du fait de la mort ou de l’absence des parents restent sans famille, il y a tant de couples qui décident de rester sans enfant pour des motifs fréquemment égoïstes», constate-t-il. «D’autres se laissent décourager par des difficultés économiques, sociales ou administratives. D’autres encore, dans le désir d’avoir un enfant ’propre’ à tout prix, vont bien au-delà de l’aide légitime que la science médicale peut assurer quant à la procréation, en allant jusqu¹à des pratiques moralement répréhensibles» souligne le pape.

«Face à de telles tendances, poursuit-il, il faut rappeler que les indications de la loi morale ne sont pas résolues par des principes abstraits, mais protègent le vrai bien de l’homme, et dans ce cas, le bien de l’enfant». L’adoption est pour le pape une proposition alternative «à ces moyens discutables».

Le souvenir impérissable de Mère Teresa

«Comment l’oublier?» s’était auparavant exclamé le pape, se référant à Mère Teresa décédée il y a tout juste trois ans. «Au fil des années, son souvenir reste plus vif que jamais. Nous nous rappelons de son sourire, de ses yeux profonds, de son chapelet. Il nous semble encore la voir sur les routes du monde, à la recherche des plus pauvres parmi les plus pauvres, toujours prête à offrir de nouveaux espaces de charité, accueillant tous les hommes comme une vraie mère».

Cette journée jubilaire du Mouvement pour l’adoption devait se terminer dans l’après-midi par une grande fête, une «fête pour la vie», dans la salle Paul VI au Vatican, avec différents témoignages de familles adoptives et une méditation du Père Raniero Cantalamessa, le tout entrecoupé par la lecture d’écrits de Mère Teresa». (apic/imed/bb/be)

6 septembre 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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