Répondre aux besoins de l’Eglise et du monde
Jura: Communauté des Sœurs de St-Paul de Chartres 100 ans de présence en Suisse.
Porrentruy, 26 septembre 2000 (APIC) Il y a un siècle, la Congrégation de Sœurs de St-Paul de Chartres est venue s’implanter en Ajoie. Pour marquer cet anniversaire, les Sœurs de St-Paul ont souhaité prendre part à une messe d’action de grâces dans les paroisses où elles vivent, où elles ont vécu. Ainsi, les paroissiens de Coeuve célébreront avec elles samedi 30 septembre.
Le 23 janvier 1900, le préfet de Porrentruy écrivait à Chartres: «Quelques personnes généreuses de Chevenez me prient d’être leur intermédiaire auprès de vous pour vous demander deux religieuses destinées à diriger dans ce village une école enfantine tout s’occupant du soin des malades à domicile. Ce serait une œuvre fort appréciée de nos populations agricoles». Le vœu a été exaucé la même année : quatre sœurs sont arrivées de Chartres au mois de septembre, deux d’entre elles se sont établies à Chevenez, les deux autres à Coeuve.
Dès l’année suivante, Alle, puis Porrentruy en 1902, Fahy en 1903, Cornol en 1904 ont à leur tour accueilli des Sœurs de St-Paul. L’ouverture de la communauté de Boncourt date de 1913, celle de Bure de 1914. C’est ainsi que les Sœurs de St-Paul se sont dévouées dans les écoles enfantines, dans les soins à domicile et dans la catéchèse un peu partout en Ajoie.
Enseignement, santé et pastorale
Aujourd’hui, les domaines d’activités n’ont pas changé, enseignement, santé et pastorale, pour les trois communautés qui restent dans le Jura pastoral, la plus importante étant celle de Porrentruy, où six des onze religieuses tiennent l’Ecole St-Paul qui fêtera son centenaire en 2002. Quatre Sœurs de St-Paul sont actives à Boncourt, où la messe du souvenir est prévue le 22 octobre prochain. La communauté de Bienne, qui compte actuellement trois religieuses, fut créée en 1969, avant celle de Rebstein dans le canton de St-Gall en 1975. Les Sœurs de St-Paul sont émues de l’amitié qui leur est témoignée au cours de cette année 2000, à l’évocation de ce qui a été réalisé par celles qui les ont précédées dans les villages de l’Ajoie. Le centenaire est aussi vécu en communauté : une aubépine écarlate, choisie parce qu’elle contient le nom de Paul dans son appellation anglaise, a été planté dans les jardins de la rue de l’Oiselier à Porrentruy.
La Congrégation des Sœurs de St-Paul de Chartres a été fondée en 1696 par un humble curé de campagne, l’abbé Louis Chauvet, à Levèsville, hameau de la Beauce. Marie-Anne de Tilly, la co-fondatrice, formait ses jeunes compagnes en vue de leur mission, qui était d’éduquer les filles des laboureurs, en faire des femmes et des chrétiennes qui allaient vers les pauvres et les malades. Dès 1708, le fondateur a confié les Sœurs à l’évêque de Chartres qui leur a donné un nom, celui de Paul, qui sera leur modèle. Les fondations se sont multipliées en France et l’appel vers la mission lointaine a commencé en 1727, Guyane, Cayenne, et Hong Kong, d’où sont parties les fondations du sud-est asiatique qui représentent maintenant les trois quarts de la Congrégation, 3000 Sœurs sur 4000. Animées par le désir de vivre en fraternité, les Sœurs de St-Paul de Chartres sont soucieuses de répondre aux besoins de l’Eglise et du monde, ici et en pays de mission. (apic/Monique Rion/pr)
Kenya : Les évêques interpellent les autorités politiques après la mort du Père Kaiser
Le gouvernement doit démontrer son innocence
Nairobi, 26 septembre 2000 (APIC) Le gouvernement du Kenya doit démontrer qu’il est étranger à la mort du Père John Anthony Kaiser, le prêtre de la Société Missionnaire de Saint Joseph de Mill Hill, estiment les 24 évêques catholiques du pays. Le corps du religieux a été retrouvé sans vie le 24 août à environ 70 kilomètres à l’ouest de Nairobi.
L’épiscopat kenyan s’est exprimé dans un message lu dimanche durant la messe célébrée trente jours après la découverte du cadavre du religieux, en bordure de l’autoroute reliant Naivasha à Nakuru. Pour les prélats, «soupçonner n’est pas un crim, et aucune intimidation ne pourra réduire au silence». Des députés kenyans, au nombre de 21, dont le leader de l’opposition Mwai Kibaki, assistaient à la messe.
Le Père Kaiser, ordonné prêtre en 1964 et parti pour le Kenya l’année suivante, est né il y a 67 ans à Perham (Minnesota, États Unis). Il a été assassiné le 24 août dernier alors qu’il était curé de Kilegoris (diocèse de Ngong).
Une prière avant d’être tué
Peu après la découverte du corps, le chef de la police pouvait déjà affirmer que le père Kaiser avait été victime d’un assassinat. Les meurtriers l’auraient autorisé à dire une dernière prière avant de le tuer. Le chef de la police n’a cependant pas révélé la source de cette information. Dans une déclaration rapportée par les correspondants de presse à Nairobi, un membre du secrétariat catholique du pays avait affirmé que le vieux prêtre avait probablement été enlevé de nuit chez lui mercredi et forcé de conduire son véhicule jusqu’au lieu du drame.
Au fil des ans, le père Kaiser s’est fait connaître par son engagement en faveur des classes les plus pauvres. Convoqué par une commission d’enquête sur les affrontements tribaux de 1993, qui avaient coûté la vie à près de 2’000 Kikuyus, il avait porté plainte contre deux ministres d’Etat. Depuis environ deux ans, le père Kaiser tentait en outre de faire poursuivre en justice un ministre accusé d’abus sexuels répétés sur des jeunes filles. (apic/cip/bb)




