Dalai Lama pas invité par l’ONU en raison des pressions chinoises
New York: 1’500 leaders religieux au Sommet du millénaire pour la paix dans le monde
New York, 27 août 2000 (APIC) Près de 1’500 leaders religieux du monde entier participent au Sommet du millénaire pour la paix dans le monde (Millenium World Peace Summit) qui s’ouvre lundi 28 août à New York sous l’égide de l’ONU. L’Eglise catholique sera représentée par le cardinal Francis Arinze, président du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux, délégué par le pape Jean Paul II. En raison des pressions chinoises, le Dalai Lama, chef spirituel des Tibétains, n’a pas été invité par l’ONU à venir à New York.
De nombreux évêques, prêtres et laïcs feront le déplacement de New York, ainsi que des responsables protestants, anglicans (comme le Prix Nobel de la paix, Mgr Desmond Tutu), orthodoxes, musulmans, hindous et bouddhistes. A l’occasion de cette importante rencontre de personnalités religieuses et spirituelles – qui se tient du 28 au 31 août -, le pasteur Konrad Raiser, secrétaire général du Conseil oecuménique des Eglises (COE), prononcera l’une des allocutions inscrites à l’ordre du jour de la réunion qui s’ouvrira au siège de l’Organisation des Nations Unies (ONU) à New York le 28 août. A l’invitation de l’ONU, un certain nombre de représentants d’Eglises membres du COE participeront également à la rencontre.
Selon les organisateurs, le Sommet du millénaire pour la paix dans le monde accueillera plus d’un millier de personnes représentant les grandes religions et les principaux mouvements spirituels de la planète. Il s’agit de la première réunion de ce genre jamais organisée par l’ONU. Elle sera suivie, le 5 septembre, de l’ouverture de l’Assemblée générale des Nations Unies de cette année, dite Assemblée du millénaire; un Sommet du millénaire réunissant les chefs d’Etat et de gouvernement se déroulera du 6 au 8 septembre.
Un rôle accru pour la société civile; les religions apportent une contribution à la paix
Dans sa réponse à l’invitation du secrétaire général de l’ONU Kofi Annan, le pasteur Raiser a salué les efforts entrepris pour rapprocher les principaux secteurs de la société civile des travaux de l’Organisation des Nations Unies. Le Sommet lui-même pourrait contribuer à franchir «un nouveau pas» dans l’indispensable définition du rôle de la société civile dans un nouvel ordre mondial, a affirmé le secrétaire général du COE.
Depuis quelques années, les milieux économiques et politiques manifestent un regain d’intérêt à l’égard des points de vue des responsables religieux, et le secrétaire général de l’ONU est en quête aujourd’hui d’un «accompagnement moral et spirituel» analogue, constate le pasteur Raiser. «Les réflexions que nous avons échangées m’incitent à croire qu’il comprend intuitivement qu’un ordre mondial viable doit s’appuyer sur une base plus large que celle des Etats nations.» «L’initiative des Nations Unies est louable parce qu’elle reconnaît que les religions peuvent apporter une contribution décisive à la paix», souligne pour sa part Mgr Felix Machado, sous-secrétaire du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux au Vatican.
Conseil consultatif international des responsables religieux et spirituels
Un projet d’engagement en faveur de la paix dans le monde sera soumis à la réflexion des dirigeants religieux, qui auront à décider de son adoption. Au sens de cet engagement, ils coopéreront avec les Nations Unies au niveau international, régional et local pour établir la paix dans toutes ses dimensions. Ils s’efforceront de donner un nouvel élan spirituel à l’approche des questions de la violence, du conflit ethnique, de la pauvreté, de la destruction de l’environnement et des techniques qui «dégradent l’esprit humain». Le secrétaire général du COE a accueilli favorablement ce document qui, à son avis, se situe dans la ligne des engagements du Conseil. Enfin, les organisateurs du Sommet proposeront la mise en place d’un Conseil consultatif international des responsables religieux et spirituels qui pourrait être associé aux travaux de l’ONU sur une base permanente. (apic/coe/fides/be)




