Les laïcs doivent apprendre à exprimer leurs convictions
Neuchâtel: L’Eglise réformée veut renforcer le dialogue avec la société civile
Neuchâtel,
(APIC) L’Eglise réformée du canton de Neuchâtel (EREN) a décidé de renforcer ses liens avec la société civile et le monde politique, dans une résolution votée mercredi à Neuchâtel. Côté médias, l’émission des Eglises nationales «Passerelles» sur Canal Alpha+ se poursuit au moins jusqu’en 2001.
Le Parlement de l’EREN, le Synode, invite les paroisses et les institutions réformées du canton de Neuchâtel à intensifier les échanges avec les tenants civils de l’éducation, de l’économie, des médias, de la culture et de la santé, indique un communiqué publié jeudi par l’Eglise réformée évangélique du canton de Neuchâtel.
Votée à l’issue de la 135e session du Synode de l’EREN, la résolution qui souligne l’importance des liens avec la société civile a été adoptée à une forte majorité. Tel n’a pas été le cas pour les modalités de ce rapprochement. La proposition de formation pour acquérir les outils indispensables au renforcement du dialogue entre communauté civile et religieuse a passé plus difficilement. Pour Isabelle Ottbaechler, présidente du conseil synodal (l’exécutif de l’EREN), il s’agit non seulement de mieux s’armer au plan théologique mais également en matière de communication. Les laïcs comme les ministres doivent développer leur capacité à expliquer leurs convictions et à échanger au sein de la société, poursuit la femme pasteur.
«Poursuite de l’émission «Passerelles» au moins jusqu’en 2001
Le conseiller synodal Georg Schubert indique que l’émission «Passerelles» produite par les trois Eglises nationales neuchâteloises sur Canal Alpha+ferait l’objet d’une évaluation l’an prochain et qu’elle se poursuivrait jusque là.
Quant au conseiller synodal Christian Miaz, il explique que l’enseignement des cultures religieuses et humanistes dans les écoles secondaires neuchâteloises prendrait la forme de modules dans le cadre des leçons d’histoire ou d’éducation civique. Le projet constitue un moyen terme entre l’attente des Eglises et l’opposition qui s’est manifestée durant la consultation, précise le conseiller.
Le Synode neuchâtelois a en outre décidé de revoir la fréquence des sessions et les compétences du bureau du législatif, conclut le communiqué. (apic/com/mjp)




