Toni Bernet-Strahm nommé directeur de la Maison Romero

Lucerne: Troisième départ à la tête de l’Action de Carême

Lucerne,

(APIC) Après son chef du secteur sud Mark Schmid et sa directrice, Anne-Marie Helnestein, l’Action de Carême (AdC) perd son chef du département de la communication et de la formation. Toni Bernet-Strahm vient en effet d’être nommé directeur de la Maison Romero, indique un communiqué de l’Action de Carême publié lundi 3 juillet à Lucerne.

Toni Bernet-Strahm a saisi l’opportunité d’un nouveau défi professionnel, après 20 ans d’activités au sein de l’AdC. Selon le communiqué, le Lucernois regrette que cette nomination tombe dans une période difficile pour l’AdC tout en précisant qu’il avait déjà pris sa décision de se porter candidat à la direction de la Maison Romero au moment où il eu connaissance de la démission surprise d’Anne-Marie Holenstein.

Les pauvres avant les intérêts internes à l’Eglise

Toni Bernet concède que le climat difficile qui régne au sein du Conseil de fondation a influé sur sa décision. Il espère cependant que l’AdC continuera de soutenir le travail des nombreuses organisations partenaires actives dans les pays où elle est engagée. «L’option préférentielle pour les pauvres doit rester au cœur de l’action de l’œuvre d’entraide catholique, au-delà de tout intérêt interne», cite le communiqué.

Défection de laïcs de haut niveau

Le départ de Toni Bernet-Strahm vient s’ajouter à celui de Mark Schmid, chef du secteur sud, qui a quitté l’AcD au début de l’année, et à la démission surprise de la directrice de l’Action de Carême, à la fin du mois de mai, à la suite de profondes divergences avec des membres du Conseil de fondation sur l’avenir de l’œuvre d’entraide.

Ces démissions ont fait de nombreuses vagues. Un groupe d’anciens responsables, dont le professeur Jean Vallat (EPFZ et EPFL), à Martigny, et Paul Jubin, à Fribourg, avait ensuite écrit à Mgr Ivo Fürer, président du Conseil de fondation pour regretter le départ de «deux laïcs de haut niveau» et des deux personnalités les plus emblématiques de l’AdC. Les signataires de la lettre avaient ressenti ces départs comme «une déficience relationnelle entre la hiérarchie et les laïcs et comme la résultante d’un rapport de forces entre le Conseil de fondation et la centrale de l’œuvre caritative». (apic/comm/be/mjp)

3 juillet 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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