Au début des années 80, dom Claudio Hummes avait pourtant une réputation d’évêque progressiste. Dirigeant le diocèse de Santo André, dans la banlieue de Sao Paulo, il avait ouvert sa cathédrale et les églises aux protestations des ouvriers en grève. Dom Cláudio Hummes, comme le cardinal Arns, est franciscain. Il a été ordonné évêque le 25 de mai 1975, à Porto Alegre, dans l’Etat de Rio Grande do Sul. 21 ans évêque de Santo André, la région la plus industrialisée du pays, il se distingue, durant la dictature militaire, pour la défense des travailleurs qui organisent un puissant nouveau mouvement syndical brésilien.
Un évêque d’abord progressiste
Entre 1979 et 1990, Hummes était assistant national de la pastorale ouvrière. En 1995, il a été choisi pour la Commission épiscopale du secteur «Famille et culture». Après avoir été nommé archevêque de Fortaleza, capitale de l’Etat du Ceara, en 1996, dom Hummes devient archevêque de Sao Paulo le 23 mai 1998. Il peut compter aujourd’hui sur l’aide de 770 prêtres, (prêtres diocésains et religieux ensemble) et sur 2’200 religieuses qui s’occupent d’une population de 7 millions de personnes, distribuées en 270 paroisses. (apic/plp/ba)




