Une religieuse valaisanne prononcera ses vœux le 12 juin
Jura: Profession solennelle au Carmel de Develier:
Develier, 7 juin 2000 (APIC) Evénement le 12 juin au Carmel de Develier: Soeur Elisabeth de la Croix Glorieuse prononcera ses vœux. La cérémonie sera présidée par le nouvel évêque auxiliaire du diocèse de Bâle, le Jurassien Denis Theurillat, qui sera ordonné le 22 juin à Soleure.
Elisabeth Gauye, la trentaine, est née en Valais, à Hérémence, où elle a vécu jusqu’à l’âge de quinze ans. Elle a suivi l’école de commerce à Sion, travaillé dans des hôpitaux, passé une année dans la communauté nouvelle du Verbe de vie. Il y a huit ans, elle entrait au Carmel de Develier. C’est là qu’elle prendra définitivement son nom de carmélite en ce lundi de Pentecôte, Soeur Isabelle de la Croix Glorieuse. Mgr Denis Theurillat présidera la cérémonie à 15h.30.
A onze ans, témoigne-t-elle aujourd’hui, «j’ai visité le Carmel de Develier dans le cadre d’un camp vocations. C’était l’année de l’ouverture du monastère du Jura. Ce fut le premier clin d’œil du Seigneur à mon égard. J’y suis revenue à 18 ans, lors d’un pèlerinage à vélo organisé pour les jeunes de la région de Sion. Lorsque la mère prieure a conclu la rencontre au parloir par cette supposition: «Peut-être que l’une d’’entre vous nous rejoindra?», je me suis sentie interpellée. C’était le deuxième clin d’œil du Seigneur. Le choix de Develier s’est imposé comme une évidence et j’ai découvert par la suite avec joie que la communauté de Notre-Dame de la Solitude prie en particulier pour une intention qui m’est chère, l’unité des chrétiens».
«On n’entre pas au Carmel pour soi, mais pour le monde. C’est une façon d’en être proche, de rejoindre la souffrance des hommes, à travers nos joies et nos peines quotidiennes, explique-t-elle au Service d’Information catholique du Jura. Notre spiritualité, pousuit-elle, n’est pas désincarnée, elle nous ramène à l’essentiel. Le monde aujourd’hui a besoin d’une spiritualité incarnée, au contraire de courants spirituels actuels qui déconnectent l’homme du réel. Le monde a besoin d’accueillir l’humanité du Christ. Une carmélite est une femme, ni ange, ni super-femme, elle essaie humblement de laisser l’amour de Dieu la transformer à son image. C’est sa réponse personnelle à l’amour que Dieu ropose inlassablement à tout homme. Tout chrétien est appelé à une intimité avec le Seigneur, ce n’est pas réservé à une ’élite’!» (apic/sic/pr)




