En Suisse, un cinquième des femmes viennent de l’étranger. La grande majorité des migrantes sont européennes (près de 90 pour cent), deux tiers d’un pays de l’UE ou de l’AELE, un dernier tiers d’ex-Yougoslavie, de la Turquie ou d’autres pays européens. Les autres continents d’origine sont par ordre d’importance, l’Asie, l’Afrique, l’Amérique latine, l’Amérique du Nord et l’Océanie, explique Simone Prodolliet dans une contribution parue en 1999 dans le numéro 2 de et intitulée . Les femmes représentent en effet près des quatre cinquièmes des migrants en provenance des pays de l’Est. Globalement cependant, les hommes migrants en Suisse restent plus nombreux que les femmes (120 hommes pour 100 femmes), la Suisse recrutant en priorité les travailleurs étrangers masculins, depuis les années 50 et 60. La venue des familles d’émigrés au cours des dernières décennies a quelque peu rééquilibré ce rapport.
La migration féminine se renforce en Suisse
En comparaison avec les autres pays, la proportion d’étrangers en Suisse paraît plutôt importante. Cela s’explique en grande partie par la politique assez restrictive des cantons et des communes en matière de naturalisation, explique Simone Prodolliet, qui est responsable de la politique de migrations dans le cadre du service «Etudes et évaluations» de Caritas et membre de la commission fédérale pour les questions féminines. (apic/mjp)




