Jubilé de " L’Aide à l’Eglise en Détresse «
Rapport sur la liberté religieuse dans le monde en 1999
Rome, 9 mai 2000 (APIC) Le pèlerinage jubilaire de l’association » Aide à l’Eglise en détresse » se poursuit à Rome. L’AED présentera aussi son rapport sur la liberté religieuse dans le monde en 1999.
Les pèlerins viennent d’Allemagne, de France, d’Italien de Belgique, d’Angleterre, du Brésil, du Pérou, d’Espagne, d’Australie. Deux mille pèlerins, bienfaiteurs de l’oeuvre fondée par le P. Werenfried van Straaten, dans l’immédiat après-guerre, participeront au congrès «Martyrs et martyre au seuil du Nouveau millénaire «.
Des » jeunes témoins » de la persécution religieuse feront part de leur chemin de croix. Parmi eux, Soeur Agnese, racontera comment est née sa vocation, dans la Roumanie communiste. Contrainte à la clandestinité, elle n’a pu révéler à ses parents et à ses amis qu’elle était religieuse qu’après la » Chute du Mur «. On entendra aussi le P. Matthieu, moine basilien, clandestin en Ukraine, qui a été plombier, balayeur, et persécuté par le KGB ; le P. Pan, responsable de la pastorale de la diaspora chinoise dans le monde ; Fanny, médecin et laïque consacrée à Cuba, aujourd’hui missionnaire en Guinée-Bissau.
Mercredi 10 mai, après avoir renouvelé la consécration de l’oeuvre à Marie, devant le tombeau de S. Pierre, l’AED publiera son rapport 1999 sur la liberté religieuse dans le monde. Celui-ci prend en considération trois grandes régions: la » persécution rose » – d’origine communiste – avec des difficultés qui vont de l’arrestation aux tracasseries administratives rendant impossible la construction d’une église. Une région » verte «, celle du monde de l’Islam, auquel le rapport de 1998 a été consacré, et où les conditions de vie sont effectivement difficiles.
Une région » blanche » celle des pays ex-communistes ou occidentaux où commencent à surgir des problèmes dus aux sectes, auxquels on répond par des mesures qui risquent d’imposer des limites à la liberté religieuse. ’Dans ces pays, explique M. Tamburrini, directeur de l’AED en Italie, on voit se profiler une sorte d’inquisition laïque dans les mains des ministères de l’Intérieur, dont le critère est le relativisme, et où toute expérience religieuse forte peut être taxée de sectaire. » (apic/cip/mk)




