Suisse: L’Aide suisse pour la mère et l’enfant réitère son opposition à la «solution des délais»

Pour l’ASME, le peuple est contre cette légalisation de l’avortement

Bâle, 10 avril 2000 (APIC) L’association Aide suisse pour la mère et l’enfant (ASME), à Bâle, a réitéré son opposition à la «solution arbitraire des délais» en matière d’avortement. Elle qualifie de «mauvaise évaluation de la volonté du peuple suisse» la décision de la commission juridique du Conseil des Etats favorable à une «solution des délais».

L’ASME affirme que le sondage représentatif de l’institut KONSO, réalisé en novembre 1999 est significatif. Sur 1’200 citoyens Suisses ayant le droit de vote, et répartis proportionnellement dans toutes les régions linguistiques, seulement 46,6% acceptent la «solution des délais» alors que 55,2% sont en faveur de l’initiative populaire pour la mère et l’enfant.

L’»initiative pour la mère et l’enfant» a été déposée le 19 novembre 1999 munie de 105’001 signatures valables. Depuis elle a été admise officiellement. Elle se présente comme une contre-proposition à toutes solutions introduisant la notion d’un délai arbitraire. Dans ce pays, l’un des plus riche du monde, il ne doit pas exister de situation ou des femmes doivent envisager de recourir à l’avortement par manque de soutien approprié. Cette aide doit être mise à leur disposition avec la garantie de l’Etat.

Non à un «modèle de protection alibi»

L’ASME apprécie néanmoins que la commission des Etats rejette le «modèle de protection», car cela introduirait «une démarche alibi» tolérant également le principe d’un délai. Elle se réjouit surtout de la prise en considération de la liberté de conscience du personnel médical sans conditions. Ainsi, toute personne ne souhaitant pas assister ou participer à l’acte de l’avortement ne devrait plus être contrainte ou pénalisée.

D’autre part, l’ASME s’oppose catégoriquement au financement de l’avortement par le biais des primes de l’assurance maladie dans le cas d’une introduction d’une solution basée sur un délai. «Il ne peut être question de financer, par les caisses maladies, des interventions qui n’ont pas de justifications médicales», affirme l’association. (apic/com/be)

10 avril 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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