Rome: Jean Paul II canonisera le 30 avril la bienheureuse polonaise Soeur Faustine

Rome, 25 avril 2000 (APIC) Les Polonais seront particulièrement nombreux à assister le 30 avril sur la Place Saint-Pierre à la canonisation par Jean Paul II de leur compatriote Soeur Faustine Kowalska.

Religieuse polonaise morte à Cracovie en 1938, béatifiée le 18 avril 1983, Soeur Faustine, très populaire en Pologne, est également connue dans le monde entier pour sa dévotion à la «miséricorde divine». Elle-même a affirmé avoir reçu du Christ la demande que soit célébrée le dimanche qui suit Pâques la «fête de la miséricorde», jour choisi cette année pour sa canonisation.

Née le 25 août 1905, troisième de dix enfants d’une famille chrétienne de pauvres paysans, dans le village polonais de Glogowiec, Faustine Kowalska entre à vingt ans dans la Congrégation de Notre-Dame de la Miséricorde, où elle travaille dans différentes maisons comme cuisinière, jardinière ou chargée de l’accueil.

Le 22 février 1931, dans le monastère de Plock, la religieuse voit le Christ lui apparaître. «Un soir, dans ma cellule, a-t-elle écrit dans son journal, je vis Jésus vêtu d’une tunique blanche, une main levée pour bénir, la seconde touchant son vêtement sur la poitrine. De la tunique entrouverte sortaient deux grands rayons, l’un rouge, l’autre pâle. Après un moment, Jésus me dit: `Peins un tableau de ce que tu vois, avec l’inscription: Jésus, j’ai confiance en toi. Je désire qu’on honore cette image, d’abord dans votre chapelle, puis dans le monde entier’».

Ce jour-là également, et par la suite jusqu’à quatorze fois les années suivantes, Soeur Faustine reçoit la demande de faire célébrer la «fête de la miséricorde» le premier dimanche après Pâques.

En septembre 1935, Soeur Faustine reçoit du Christ quelques prières insistant sur sa miséricorde, à réciter avec un chapelet ordinaire, qu’elle est chargée de faire connaître particulièrement à ceux qui auraient commis de grandes fautes. Enfin, à Cracovie, en octobre 1937 puis en février 1938, le Christ lui demande cette fois que l’on récite des prières particulières pour les pécheurs à trois heures de l’après-midi, en souvenir de sa mort sur la croix à cette même heure.

La religieuse devait mourir quelques mois plus tard à 33 ans, le 5 octobre 1938, à Cracovie, dans une maison de sa Congrégation où se trouve aujourd’hui son corps, et où est vénérée l’image de «Jésus miséricordieux». La même image est vénérée dans une église de Rome qui se trouve à quelques mètres du Vatican, dans laquelle sont récitées quotidiennement les prières demandées par Soeur Faustine. (apic/imed/pr)

25 avril 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
Partagez!