Suisse: La FEPS, par son président, salue le «mea culpa» du pape dimanche dernier

«Un geste impressionnant et significatif»

Zurich, 15 mars 2000 (APIC) Thomas Wipf, président du Conseil de la Fédération des Eglises protestantes de la Suisse (FEPS), salue le «mea culpa» du pape pour les fautes des catholiques dans le passé. Il qualifie cette demande de pardon «de geste impressionnant et significatif».

Cette demande de pardon montre la disposition de l’Eglise catholique romaine à porter un regard critique sur sa propre histoire. Mais les Eglises non-catholiques ont également des raisons d’appeler par leur nom les injustices passées. Elles doivent se solidariser avec leur Eglise sœur.

C’est aussi valable pour les Eglises réformées pour lesquelles la confession de ses injustices font partie de leur histoire, poursuit Thomas Wipf. Car de leur point de vue, l’Eglise elle-même dans sa stature humaine et historique peut se tromper et être coupable. Contrairement à ce que pense l’Eglise catholique romaine.

Le président du Conseil de la FEPS a aussi indiqué quelques exemples d’une démarche de pardon déjà faite par les Eglises réformées. Entre autres, envers les anabaptistes, il y a plus de 10 ans ou l’attitude de l’Eglise réformée de Genève par rapport à Michel Servet condamné au bûcher au 16e siècle. Ou encore dans les années 90, quand la FEPS et quelques Eglises membres ont pris en main la mise à jour et l’examen de l’attitude des Eglises protestantes durant la Deuxième guerre mondiale. Selon Thomas Wipf, l’Eglise, comme chaque personne humaine, a besoin du pardon de Dieu et des hommes. (apic/rpd/job/ba)

16 mars 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 1  min.
Partagez!