Les émotions de l’ambassadeur israélien auprès du Saint-Siège Aharon Lopez

«Je suis allé plus de 100 fois à Yad Vashem mais c’est pour moi chaque fois comme si c’était la première, et là, je n’ai pas honte de pleurer». L’ambassadeur d’Israël auprès du Saint-Siège, Aharon Lopez, a commenté pour I.MEDIA, vendredi, alors qu’il assistait à la messe du pape célébrée au bord du lac de Tibériade, la visite de Jean Paul II jeudi à Yad Vashem, mémorial de l’Holocauste.

«C’était un moment extrêmement émouvant», a témoigné l’ambassadeur. «Les gestes et les paroles du pape étaient très émouvants», a-t-il répété. «Certains disent qu’il n’en a pas dit suffisamment», a poursuivi Aharon Lopez en faisant allusion aux réactions différentes dans le milieu juif. «Je ne suis pas de ceux-là. Je ne suis pas de ceux qui iront dire au pape ce qu’il a à dire. Il dit ce qu’il ressent personnellement, et cela fait partie de la dynamique du processus de réconciliation entre juifs et chrétiens, processus qui n’est pas encore terminé».

Pendant que le pape rencontrait le Premier ministre israélien sur le Mont des Béatitudes en début d’après-midi le 24 mars, un des cardinaux de sa suite, devait, avec une personnalité israélienne, se rendre auprès d’un petit bois, non loin de là, pour le dédier officiellement à Jean Paul II en y plantant un arbre.

«Il y a une coutume similaire au mémorial de Yad Vahem» a expliqué Aharon Lopez. Un comité fait des recherches pour retrouver ceux qui se sont vraiment engagés au risque de leur vie, pour sauver des juifs pendant la Deuxième guerre mondiale. Pour chacune d’elles, on plante un arbre et, jusqu’à présent, on en compte près de 11 000». (apic/imed/cb/ba)

24 mars 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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