Faire son choix le 12 mars en se laissant guider par sa conscience
Suisse: Les évêques redisent les principes moraux liés à la procréation
Fribourg, 10 février 2000 (APIC) La Conférence des évêques suisses (CES) demande aux citoyens et citoyennes helvétiques «de se laisser guider par leur conscience» lors de la votation fédérale du 12 mars sur l’initiative populaire intitulée: «Pour la protection de l’être humain contre les techniques de reproduction artificielle».
La CES, dans un communiqué publié jeudi, redit à cet occasion «qu’elle ne peut, au point de vue moral, soutenir la fécondation in vitro et l’utilisation de gamètes à des fins de procréation artificielle, car ces méthodes s’opposent à la dignité de la procréation humaine et de l’acte conjugal».
Sans donner un mot d’ordre formel pour le «oui» ou pour le «non», les évêques suisses disent vouloir souligner une nouvelle fois la doctrine de l’Eglise concernant le respect de la vie humaine naissante et la dignité de la procréation. Ils rappellent en outre que la Constitution fédérale protège les droits de l’être humain, de la vie humaine et de la famille comme institution. Leur non-respect entraîne de graves conséquences. Les citoyens et citoyennes suisses sont une fois de plus invités «à se laisser guider par leur conscience au moment de se prononcer sur une question touchant aux valeurs de la transmission de la vie».
Ces dernières semaines, des voix catholiques se sont élevées publiquement pour critiquer «le silence» des évêques concernant l’objet de cette votation populaire. C’est ainsi qu’Urs Nussbaumer, président central de l’Association «Oui à la vie», dans une lettre ouverte adressée à Mgr Kurt Koch, évêque de Bâle, déplorait le silence des évêêques sur cette initiative populaire. Un silence pour lui «totalement incompréhensible», car affirmait-il, «quand les Eglises se taisent sur ces problèmes, elles perdent leur influence». (apic/com/ba)




