Aucune explication policière ou judiciaire pour le moment

Guatemala: Le prêtre Mario Orantes arrêté à son retour des Etats-Unis

Guatemala Ciudad, 10 février 2000 (APIC) Le prêtre Mario Orantes à été arrêté mercredi par les forces de sécurité de Guatemala Ciudad, alors qu’il rentrait dans son pays après un séjour aux Etats-Unis pour un traitement médical. Les autorités policières et judiciaires n’ont pour le moment donné aucune explication sur les motifs de son arrestation. Le prêtre guatémaltèque avait déjà été arrêté en juillet 1998 dans le cadre de l’enquêt sur l’assassinat de Mgr Juan Gerardi.

L’abbé Mario Orantes avait déjà été incarcéré le 22 juillet 1998. Il avait été remis en liberté le17 février 1999 sur décision du juge chargé du dossier, Henry Monroy. Le prisonnier avait été accusé d’avoir tué Mgr Gerardi le 26 avril 1998. Le prêtre avait découvert dans le garage le corps sans vie de l’évêque, assassiné à coups de pierres. L’un et l’autre partageaient la même maison paroissiale de San Sebastian.

Lors d’une brève audience, le juge Henry Monroy avait levé les charges qui pesaient sur l’abbé Orantes et ordonné sa remise en liberté. «Il n’existe aucun indice pour accuser le Père Orantes», avait-il conclu. L’ex-accusé, qui avait été transporté affaibli par la maladie à l’Hôpital «Ciudad Vieja» en décembre 1998, était resté un certain temps encore à l’hôpital pour contrôle médical.

La décision du juge Monroy de libérer l’abbé Orantes intervenait un jour après la demande du procureur d’ouvrir une procédure de jugement contre l’accusé.

Dans les milieux de l’Eglise catholique, mais aussi des organisations de défense des droits de l’homme, personne ne doutait de l’innocence de l’abbé Orantes. Des militaires de haut rang sont toujours montrés du doigt. Des accusations étayées avec précision contre plusieurs membres des forces armées n’ont toujours pas été prises en compte par la justice. Malgré des faits troublants, aucune enquête n’a été ouverte à ce jour à leur encontre.

Deux jours avant son assassinat, Mgr Gerardi avait présenté au pays un document accablant contre la répression violente principalement exercée par les forces armées du Guatemala pendant 36 ans de guerre civile. (apic/kna/ba)

10 février 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 1  min.
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