Jean-Paul II et le grand chekh d’Al-Azhar «d’accord sur plusieurs points fondamentaux».

«Nous nous sommes trouvés d’accord sur plusieurs points fondamentaux avec le pape», a affirmé publiquement jeudi le cheikh d’Al-Azhar, Mohamed Sayed Tantawi, après un entretien privé d’une quinzaine de minutes avec Jean Paul II, dans la soirée du 24 février, tenu dans une grande salle de marbre rouge, dans un bâtiment moderne de la célèbre université islamique.

Selon lui, «l’avenir dépendra du dialogue et des relations entre les différentes cultures religieuses». L’Imam s’exprimait ainsi en présence d’une quarantaine de personnes, dont de nombreux professeurs musulmans, vêtus comme lui de toges noires et de coiffures blanches et rouges.

Jean Paul II a alors improvisé en anglais, tandis que ses propos étaient aussitôt traduits en arabe, pour renchérir sur ces points d’accord, et affirmer que «l’islam est porteur d’une grande culture». «C’est seulement en reconnaissant cela que l’on pourra construire l’avenir de l’humanité et de l’histoire», a-t-il ajouté. Son affirmation a été saluée par des applaudissements, alors que le cheikh Tantawi rendait hommage au pape son action en faveur du peuple palestinien.

«Le fondamentalisme est l’oeuvre d’ignorants», a de son côté déclaré le professeur d’histoire et de droit islamique, le cheikh Gamal Katb. Qui a indiqué que Mohammed Sayed Tantawi avait bien l’intention de rendre à Jean Paul II sa visite, en se rendant au Vatican à la fin du mois de septembre. (apic/imed/cb/pr)

25 février 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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