Une religion issue d’un mouvement réforme sociale
La foi baha’ïe est née d’un mouvement de réforme sociale et morale – le «babisme» – lancé en Perse au milieu du siècle dernier par un jeune marchand de Chiraz, Mirza Ali Mohamad (1819-1850), appelé par son nom mystique «Bab» (la «Porte»), qui préconise l’égalité des droits entre les hommes et les femmes, l’éducation obligatoire avec priorité pour les filles, la réduction des écarts entre pauvres et riches. Le «Bab» annonce en 1844 la venue prochaine du «Grand Educateur Universel».
Persécuté pour ses prétentions, poursuivi comme révolutionnaire, il est condamné à mort. Le «Bab» est fusillé le 9 juillet 1850 à Tabriz. Cependant des milliers d’adeptes lui survivent; parmi ceux-ci on retrouve Hossein Ali Nouri (1817-1892), mieux connu sous le nom de Bahà’Allàh (ou Bahà’U’Ilàh qui veut dire «Gloire de Dieu «). Ce dernier prend la relève et devient le «messager divin universel» annoncé par le «Bab», fondateur de la foi baha’ïe. Persécuté à son tour, il est jeté en prison en 1852. Les Turcs exilent les baha’ïs à Akkà (Saint-Jean-d’Acre, en Palestine) où Bahâ’Allàh est emprisonné jusqu’en 1877 et c’est dans cette ville qu’il meurt en 1892.
L’essentiel de la foi baha’ïe est contenu dans le message de Baha’u’llah, qui veut promouvoir l’unicité de Dieu et la paix du monde par l’unité des hommes et des religions. Dotés d’un statut consultatif auprès des Nations unies, les baha’ïs s’attachent en particulier à la promotion de la condition féminine, à l’abolition de toute discrimination, au respect de l’écologie mondiale, au dialogue entre les religions. Ils se distinguent par une vie intellectuelle riche, autour de leurs nombreuses associations de médecins, d’architectes, de chefs d’entreprise ou d’artistes. (apic/be)




