Mais les confessions ne peuvent pas se faire à travers Internet
L’Eglise catholique apprécie Internet
Rome, 5 mai 2001 (APIC) Les confessions ne peuvent pas se faire à travers Internet, rappelle Mgr John Foley, président du Conseil pontifical pour les communications sociales.
Internet est certes pour l’Eglise un «merveilleux instrument pour l’évangélisation et le service pastoral», mais «pas pour la confession, qui doit toujours se dérouler dans le contexte sacramentel d’une rencontre personnelle», rappelle en effet Mgr Foley. Pour Mgr Foley, Internet offre «plus d’opportunités pour le bien que de tentations pour le mal».
«Internet offre une opportunité pour le dialogue, pour des réponses aux questions, pour des enseignements interactifs et des conseils pastoraux, a ainsi expliqué Mgr Foley, mais pas pour des confessions en ligne». Par ailleurs, a-t-il poursuivi, Internet offre à l’Eglise l’opportunité de s’adresser à tous les pays et en particulier à ceux qui ne peuvent pas bénéficier de la présence de prêtres, de religieux ou de missionnaires».
Pour Mgr Foley, «il existe bien des problèmes liés à l’utilisation d’Internet, comme les atteintes à la vie privée, la violation des droits d’auteurs, la pornographie, ou encore le fait – surtout pour les plus jeunes – de passer trop de temps devant l’écran et d’en devenir esclave».
Le président du Conseil pontifical pour les communications sociales a recommandé – pour ce qui concerne les informations sur l’Eglise catholique – l’usage du site du Vatican sur lequel les internautes trouveront des informations «véritablement authentiques». Tout en conseillant aussi les sites liés aux conférences épiscopales et aux diocèses il a mis en garde les utilisateurs contre les nombreux sites qui ne font que «donner l’impression d’être catholiques».
Enfin, Mgr Foley a affirmé que son Conseil était encore en train de travailler sur un document qui portera sur «l’éthique sur Internet» et qui sera semblable, dans sa forme, aux précédents documents, «l’éthique dans la publicité», publié en février 1997 et «l’éthique dans les communications sociales», publié en juin 2000. Il s’adressera «à ceux qui utilisent Internet dans l’Eglise, et à toutes les personnes de bonnes volontés qui se sentent concernés par un usage responsable de ce nouveau et puissant moyen de communication».
Mexique: Assassinat du cardinal Posadas: nouvelles preuves remises au procureur
Il s’agit bien d’»un crime d’Etat», affirme le cardinal Iñiguez
Guadalajara, 5 juin 2001 (APIC) Le cardinal Juan Sandoval Iñiguez, archevêque de Guadalajara, a remis au procureur de Jalisco de nouvelles preuves établissant que l’assassinat de son prédécesseur, le cardinal Juan Jesus Posadas, était bien «un crime d’Etat».
Le cardinal Juan Jesus Posadas Ocampo, archevêque de Guadalajara et vice-président du Conseil épiscopal latino-américain (CELAM), a été abattu le 24 mai 1994 dans sa voiture, dans un parking de l’aéroport de Guadalajara. La hâte des autorités à déclarer, moins d’une semaine plus tard, qu’il avait été la victime d’une méprise, avait paru plus que suspecte.
Cinq ans plus tard, la police mexicaine et le procureur général de la république décidaient pourtant de clore le dossier. Thèse officielle: le cardinal Posadas a été la victime fortuite de la guerre que se livrent les gangs de la drogue. Une thèse sans cesse remise en doute l’Eglise.
Son successeur sur le siège de Guadalajara, le cardinal Juan Sandoval Iñiguez, qui n’a jamais cru à cette explication, avait obtenu en 1998 que soit instituée une nouvelle commission, composée de représentants du procureur de la république, de l’Etat de Jalisco et de l’épiscopat, afin d’exploiter des pistes laissées inexplorées et d’interroger de nouveaux témoins.
Le cardinal avait fait état d’» éléments nouveaux et précieux» et de la découverte de vidéos apportant des «preuves décisives». L’enquête n’a pourtant jamais abouti. Les preuves qu’il présente aujourd’hui sont contenues dans deux CD-Rom, dont des copies ont été remises au pape lors du consistoire extraordinaire tenu à Rome fin mai.
Le cardinal Sandoval a été appuyé dans sa démarche par son confrère de Mexico, le cardinal Rivera Carrera, qui a une nouvelle fois invité toute personne qui détiendrait des indices sur l’assassinat à en faire état. (apic/cip/aci/pr)




