Comptes équilibrés et geste pour l’ensemble des salariés
Vaud: Assemblée générale de la Fédération des paroisses catholiques
Lausanne, 7 juin 2001 (APIC) Grâce à une maîtrise des dépenses, l’exercice comptable 2000 de la Fédération des paroisses catholiques du canton de Vaud boucle positivement. Les comptes ont été approuvés à l’unanimité, mercredi 6 juin, par ses membres réunis en assemblée générale ordinaire à Moudon. L’assemblée a dans le même élan accepté la proposition exceptionnelle du Comité d’attribuer une prime annuelle unique de 1’500 francs à l’ensemble du personnel laïc et des prêtres actifs et retraités.
Une attention toute particulière a d’ailleurs été portée à ces derniers qui, en raison notamment d’un surcoût fiscal, d’une contribution prévisionnelle et d’une attribution extraordinaire conforme au budget, voient la Fondation St-Martin – le «3ème pilier collectif» au bénéfice du clergé retraité dans le canton de Vaud – être dotée cette année de près d’un million de francs. Au final, après attributions, les comptes de l’exercice 2000 dégagent un léger excédent des produits de 18’776 francs; le total des charges s’élevant à 12’258’262 francs (y compris les attributions) et celui des produits à 12’277’039 francs.
Pour l’abrogation
Autre sujet d’intérêt et d’actualité, la suppression de l’article d’exception sur les évêchés soumis à la votation populaire le 10 juin. En puisant quelques idées-force dans le message d’AD 2000, le président de la Fédération, Bruno Vocat, s’est livré à une réflexion personnelle. «Il appartient à chaque Eglise ou communauté religieuse de s’organiser comme elle l’entend, selon son identité profonde, a-t-il dit. Dans l’Eglise catholique, la circonscription de base est le diocèse. Notre Eglise doit pouvoir en créer de nouveaux, en fonction des besoins pastoraux. Ce respect de l’autonomie d’organisation devrait s’imposer à quiconque». Et, de poursuivre: «La question des évêchés n’est-elle finalement pas l’arbre de l’anti-papisme qui cache la forêt du désert spirituel dans lequel glisse notre société moderne? La vraie question, en Suisse comme dans tout l’Occident, n’est-elle pas celle de l’avenir de la foi chrétienne»?
Son engagement en faveur de la suppression de cet article a été partagé par Mgr Pierre Bürcher et appuyé encore par le conseiller d’Etat Claude Ruey, qui a fait le déplacement de Moudon «pour marquer son soutien aux Eglises, comme l’Eglise catholique, qui répondent aux besoins spirituels de la population et qui ont une vocation sociale par les prestations qu’elles apportent». Réflexion on ne peut plus d’actualité, à quarante-huit heures des débats de la Constituante vaudoise sur le futur statut des Eglises. Pour autant, le chef des institutions et des relations extérieures (service des Cultes) a principalement évoqué la politique d’asile en Suisse et celle menée plus particulièrement en Pays de Vaud. Citant en exemple les églises occupées de Saint-Paul à Fribourg et de Bellevaux à Lausanne, Claude Ruey a insisté sur «la volonté d’intégration et d’ouverture sur le monde, en pratiquant une politique humaine et réaliste en matière d’asile» depuis son département.
La prochaine assemblée générale de la Fédération des paroisses catholiques du canton de Vaud se tiendra, le 5 décembre 2001, au Centre de La Longeraie à Morges. (apic/Jean-Charles Zufferey/pr)




