Pour la séparation de l’Eglise et de l’Etat au niveau cantonal
Suisse: L’UDF renonce à lancer une initiative populaire pour l’abolition de la nonciature
Berne, 12 juin 2001 (APIC) L’Union Démocratique Fédérale, qui avait appelé à voter le 10 juin contre l’abrogation de l’article constitutionnel sur les évêchés, ne va pas mettre sa menace à exécution. Le parti, représenté par un seul siège au parlement fédéral, renonce à lancer une initiative populaire pour l’abolition de la nonciature apostolique à Berne.
L’UDF voulait le maintien de cet article dans la Constitution suisse, un article pourtant considéré par beaucoup comme discriminatoire envers les catholiques et n’ayant pas sa place dans une Constitution moderne. Le peuple suisse, suivant les recommandations du Parlement et du Conseil fédéral, a aboli cette «relique du Kulturkampf» par près des deux tiers des voix.
L’Union Démocratique Fédérale (UDF), un parti politique qui regroupe des chrétiens de différentes appartenances ecclésiales, notamment des évangéliques de tendance fondamentaliste, considère que les dix commandements de la Bible constituent la meilleure base pour une vie en société.
Dans une interview accordée à l’hebdomadaire catholique alémanique «Schweizerische Katholische WochenZeitung», l’unique représentant de l’UDF au parlement fédéral, le bernois Christian Waber, a expliqué le changement d’attitude du parti après les résultats des votations fédérales de dimanche dernier. Il a souligné que son parti ne voulait pas s’immiscer dans les affaires intérieures des catholiques. Plus question, dans ce cas, de vouloir abolir la représentation diplomatique du Saint-Siège en Suisse. L’UDF veut cependant s’engager désormais pour la séparation entre l’Eglise et l’Etat au niveau cantonal. (apic/skwz/gs/be)




