Rome: Mgr Tauran participe à un colloque sur «Ukraine, 10 ans d’indépendance»
«Le pape ne va pas faire une visite politique»
Rome, 17 juin 2001 (APIC) «Jean Paul II ne se rend pas en Ukraine pour faire une visite politique ou pour résoudre les problèmes internes de l’Eglise orthodoxe, mais pour rendre hommage au courage et à la persévérance des ses fils catholiques», a affirmé le 14 juin, Mgr Jean-Louis Tauran, Secrétaire d’Etat pour les rapports avec les Etats. Le prélat est intervenu à un colloque organisé à Rome sur le thème: Ukraine, 10 ans d’indépendance.
Durant son intervention, Mgr TAuran a insisté sur le rôle que doivent jouer les chrétiens afin de contribuer à la construction d’une Ukraine toujours plus démocratique. Pour lui, «Jean-Paul II vient en Ukraine porter un message de paix et d’espérance au peuple ukrainien», mais aussi pour rendre hommage aux catholiques qui durant les années d’oppressions, ont su, «à la suite de leurs grands évêques et de leurs guides spirituels, conserver intact leur foi catholique grâce à leur indéfectible loyauté envers le pape de Rome».
Entre l’Eglise grecque-catholique et l’Eglise orthodoxe, «il reste des problèmes à résoudre», a affirmé Mgr Jean-Louis Tauran, même si pour lui, il est essentiel de mettre en valeur les exemples positifs de collaborations, «afin de ne pas donner l’impression fausse d’une Ukraine en guerre de religions». Mgr Tauran a rappelé l’existence d’une commission bilatérale – qui ne s’est encore jamais réunie – entre les grecs-catholiques et les orthodoxes et qui «facilitera la résolution des problèmes qui subsistent encore».
Concernant la situation politique du pays, Mgr Jean-Louis Tauran a affirmé, «en dix ans d’indépendance, on ne peut pas prétendre avoir atteint la perfection, surtout lorsqu’il s’agit de jeter les bases d’une démocratie moderne». «Les chrétiens, a-t-il poursuivi, doivent contribuer à la construction d’une Ukraine démocratique et d’une Europe élargie». «La foi chrétienne ne donne pas d’instruments originaux d’analyses, ni des modèles institutionnels à appliquer, par contre, elle donne des références éthiques auxquelles on ne peut pas renoncer». Pour Mgr Tauran, «La démocratie a besoin de l’éthique, de valeurs fondamentales dont elle doit s’inspirer comme la justice, la liberté, l’égale dignité des personnes, en fait ce que nous appelons les droits de l’homme» (apic/imed/bb)




