Voyage du pape à Moscou: «Avant la fin de son pontificat», assure Navarro-Valls

Le voyage de Jean Paul II en Ukraine, une grande réussite

Lviv, 27 juin 2001 (APIC) Le pape Jean Paul II se rendra en visite à Moscou «très certainement avant la fin de son pontificat», assure Joaquin Navarro-Valls, porte-parole du Saint-Siège. Commentant la visite en Ukraine lors de l’ultime célébration du 27 juin à Lviv Navarro-Valls a estimé que «le voyage du pape aidera les Ukrainiens à redéfinir leur identité nationale».

«Durant ce voyage, a déclaré Joaquin Navarro-Valls, les regards se sont focalisés sur Moscou. Mais on ne peut passer sous silence l’Ukraine et ses problèmes internes (…) Depuis 10 ans, ce pays est indépendant, a-t-il poursuivi, mais les problèmes sociaux, économiques ou politiques sont encore très importants».

Pour le porte-parole du Vatican, la visite de Jean Paul II aidera les Ukrainiens à se redéfinir dans le pluralisme et le respect des uns et des autres «car, au cours de ces quelques jours, un climat particulier s’est créé, qui a rectifié l’histoire faite de luttes et d’oppositions. C’est une grande réussite». Affirmant par ailleurs que la Biélorussie et la Bulgarie n’étaient pas prévues dans le calendrier des visites du pape, Joaquin Navarro-Valls a ajouté, «aller à Moscou est un rêve pour Jean Paul II et je ne sais pas quand il se réalisera, mais très certainement, il se réalisera. Cela a été et cela reste une grande priorité de son pontificat». doit

Joaquin Navarro-Valls compare le fait que le Patriarcat de Moscou refuse actuellement cette visite à ce qui s’est récemment passé en Grèce: «Il n’y a pas d’obstacle crédible à cette visite», a conclu le porte-parole du Saint-Siège. Notons que selon un sondage d’opinion publié par le journal moscovite «Vremia «, seuls 5% de la population russe sont opposés à une visite du pape en Russie, contre 50% qui y sont favorables. L’opposition ne viendrait donc ni de la population russe ni du gouvernement de la Fédération de Russie.

Nouvelle mise en garde d’Alexis II contre «l’expansionnisme» occidental

Dans un discours politique au ton nationaliste, en écho à la visite du pape en Ukraine voisine, le chef de l’Eglise orthodoxe russe, le patriarche russe Alexis II, a joint sa voix à celle du très autocrate président bélarusse Alexandre Loukachenko. Tous deux ont appelé mercredi les «peuples frères slaves» à rester unis dans l’orthodoxie face à «l’expansion» occidentale.

Au cours d’une cérémonie au carrefour des frontières entre la Russie, l’Ukraine et le Belarus, l’ancienne Biélorussie, le patriarche orthodoxe russe a une nouvelle fois dénoncé le «prosélytisme» de l’Eglise catholique. Il s’est adressé à une foule de Biélorusses, Ukrainiens et Russe brandissait icônes et banderoles hostiles à l’Occident. La veille, Alexis II avait déclaré que la demande de pardon adressée par le pape Jean Paul II aux orthodoxes ne suffisait pas à elle seule pour sceller une réconciliation après des siècles de divisions. «Nos trois peuples doivent comprendre que sans l’orthodoxie, sans notre propre mode de vie, nous cesserons d’être nous-mêmes», a encore déclaré le patriarche. De son côté, le très controversé président Loukachenko a dénoncé «l’absence de morale du mode de vie occidental que l’on essaie de nous imposer». (apic/sdr/imedia/cic/be)

27 juin 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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