Une prolifération d’apparitions depuis 1981
Rwanda: Les apparitions de la Vierge à Kibeho sont approuvées par l’évêque
Gikongoro, 29 juin 2001 (APIC) La déclaration portant sur le jugement définitif des apparitions de Kibeho, au Rwanda, a été publiée par le Saint-Siège, le 29 juin 2001. Mgr Augustin Misago, archevêque de Gikongoro, a annoncé le même jour au cours d’une messe solennelle dans sa cathédrale qu’il approuvait les apparitions, qui ont proliféré depuis 1981.
Dans un communiqué publié en français, le Saint-Siège reprend la déclaration de Mgr Misago. «Elle permet de clarifier toute une situation demeurée longtemps ambiguë pour bien des fidèles», peut-on y lire.
Les apparitions de Kibeho avaient commencé le 28 novembre 1981, au collège du village. «Le phénomène de prolifération des présumés voyants dans la région comme à travers le pays avait réellement de quoi dérouter l’opinion publique», explique le document. C’est alors que deux commissions d’étude, une composée de médecins et l’autre de théologiens, ont été créées par l’évêque du lieu, un an après. En 1988, le même évêque a approuvé le culte public, sans toutefois confirmer les circonstances et la validité des apparitions aujourd’hui terminées.
Seules trois voyantes sont retenues comme authentiques
«L’état d’avancement des travaux des commissions d’étude offre maintenant assez d’éléments permettant à l’autorité ecclésiastique compétente de se prononcer définitivement à ce sujet», affirme aujourd’hui Mgr Misago, chargé du dossier, précisant toutefois que seules les trois voyantes du début Alphonsine Mumureke, Nathalie Mukamazimpaka et Marie Claire Mukangango – «méritent d’être retenues comme authentiques». Concernant les présumés voyants arrivés plus tard dans l’histoire de ces apparitions, «ils laissent apparaître des situations personnelles bien précises et plus ou moins inquiétantes».
Mgr Misago précise toutefois que «seules les apparitions publiques sont à prendre en considération», ajoutant que les apparitions présumées de Jésus également signalées à Kibeho «ne sont pas prises en considération dans cette déclaration pour diverses raisons», notamment du fait que ces autres voyants «ont évolué de façon préoccupante».
Cette reconnaissance par l’évêque du lieu des apparitions n’est pas couverte par l’infaillibilité, précise enfin Mgr Augustin Misago dans la déclaration. «Elle ne saurait être confondue avec un acte de foi», explique-t-il, insistant sur le fait que «chaque chrétien demeure libre d’y adhérer».
Au Vatican, on rappelle par ailleurs que le Saint-Siège ne se prononce jamais sur des cas d’apparitions, laissant la pleine autorité à l’évêque du lieu pour décider de l’authenticité ou non des événements. (apic/imed/bb)




