Encadré

La visite de Jean Paul II à Quneitra n’est «absolument pas politique»

La visite de Jean Paul II dans la «ville fantôme» de Quneitra – le chef lieu du Golan a été systématiquement détruit par les Israéliens avant sa restitution à la Syrie en 1974 – n’est «absolument pas politique», a affirmé Joaquin Navarro-Valls, porte parole du Saint-Siège.

A la fin de la journée du 7 mai, durant laquelle Jean Paul II s’est rendu à Quneitra, Joaquin Navarro-Valls, le porte parole du Saint-Siège a affirmé que «les tensions dans cette région font que les gestes les plus limpides et les plus purs, comme prier pour la paix, quels que soient les secteurs, sont interprétés politiquement».

«Je répète, a-t-il, insisté, le seul objectif et la seule raison de cette journée a été de prier pour la paix. Les personnes de bonne volonté de chaque secteur le comprennent et ils ne peuvent qu’apprécier ce geste». Sans nommer explicitement Israël, qui occupe en violation du droit international le Golan, les territoires palestiniens et Jérusalem-Est, le pape a tenu lors de sa visite à Damas à rappeler à la communauté internationale quelques principes qui sont bafoués au Moyen-Orient. Dimanche le porte-parole du Vatican, Joaquin Navarro-Valls, avait déjà précisé: «Le pape a décidé d’attirer l’attention de la communauté internationale sur certains principes d’éthique: pas d’occupation de territoires par la force, respect des résolutions de l’Organisation des Nations Unies». «Si le pape ne rappelle pas ces principes, qui va le faire ?», a ajouté M. Navarro-Valls, qui s’exprimait en aparté de la grande messe célébrée par Jean Paul II dans le stade des Abbassides de Damas. (apic/orj/imedia/sdr/be)

8 mai 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 1  min.
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