Les honneurs dans les cimetières

Malgré les prises de position de Mgr Lacrampe et du Conseil presbytéral du diocèse de Corse, condamnant les honneurs rendus dans les cimetières à coups de salves de fusils lors d’obsèques de nationalistes, la pratique continue, dans une moindre mesure, certes. «Je ne me donne pas le droit de refuser un enterrement à un nationaliste», témoigne l’abbé Petrolacci. «Il n’y a pas longtemps, j’en ai célébré un pour un nationaliste. Le père de la victime a voulu me rencontrer pour discuter. Il faut savoir qu’un autre prêtre avait refusé de célébrer la messe pour le défunt. J’ai souhaité qu’il n’y ait ni drapeau sur le cercueil, ni coups de fusil, et tout s’est bien passé. Or tel n’est pas toujours le cas. C’est un risque à prendre, et je suis prêt à le faire aujourd’hui et demain». (apic/pr)

14 mai 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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