L’année 2000, riche en événements engendrés par le Grand Jubilé

Berne: Avec une palette élargie, l’agence de presse APIC se maintient dans les chiffres noirs

Berne, 24 mai 2001 (APIC) Période particulièrement intense en raison du Grand Jubilé, l’exercice 2000 aura également été, pour l’agence de presse internationale catholique APIC/KIPA à Fribourg, une année de consolidation. Ainsi, pour un nouvel exercice consécutif, l’APIC a pu se maintenir dans les chiffres noirs tout en élargissant sa palette de produits et de prestations.

L’APIC a en effet bouclé ses comptes avec un léger bénéfice d’environ Fr. 8’000.–, sur un chiffre d’affaires total de Fr. 1,187 million, a-t-on appris mercredi à Berne. Parmi les hôtes de l’assemblée générale de la coopérative APIC qui s’est tenue dans les locaux de l’Eglise de la Sainte-Trinité, on notait la présence de Mgr Martin Gächter, évêque auxiliaire de Bâle, et de l’abbé Agnell Rickenmann, nouveau secrétaire général de la Conférence des évêques suisses (CES), en poste depuis 140 jours.

Commentant les résultats de l’exercice 2000, Aloïs Hartmann, président de l’APIC, a dressé la liste des nouvelles prestations offertes par l’agence de presse. Il a relevé notamment la naissance de «Religions hebdo», une sélection de nouvelles inter-religieuses paraissant chaque semaine sur quinze pages. Ce nouveau produit a été mis sur le marché en automne dernier. D’ici l’été, les archives électroniques de l’APIC, donnant accès à près de 15 années de nouvelles religieuses nationales et internationales, seront directement accessibles sur internet. Par la même occasion, la page d’accueil de l’agence (www.kipa-apic.ch) subira également un «lifting».

Le taux d’autofinancement de l’agence s’est maintenu aux environ de 40%, le reste étant couvert par des subventions d’organisations ecclésiales et d’associations catholiques. Grâce aux efforts conjugués de la direction, de l’administration et de la rédaction, l’APIC a maintenu ses positions. Malgré ce résultat réjouissant, l’agence de presse, pour se maintenir sur un marché de plus en plus concurrentiel, doit absolument faire preuve de dynamisme. Un exemple: à partir de ce dimanche, l’APIC sera présente avec ses «news» sur la nouvelle radio internet, un projet du Service catholique des méédias (KM) à Zurich.

D’autre part, comme l’a rappelé mercredi Charles Steiner, le nouveau président de l’agence de photos CIRIC à Lausanne, la collaboration s’est intensifiée avec l’APIC. CIRIC, qui fête cette année ses 40 ans d’existence, sera présente dès l’été sur le portail www.ciric.ch. Grâce à la collaboration avec CIRIC France, on pourra accéder à une photothèque de 4 millions d’illustrations, dont 20’000 sont déjà digitalisées.

Un soutien indispensable des organismes d’Eglise

Cependant, a remarqué le président Hartmann, il est impossible, en gardant toujours le même pourcentage de forces de travail, d’offrir sans cesse de nouveaux services. Surtout que les moyens financiers à disposition tracent rapidement les limites du développement potentiel de l’APIC. «Il n’y aura pas davantage d’argent dans le futur – mais plutôt des réductions – en provenance des organismes qui subventionnent l’agence», a souligné A. Hartmann. Qui a rappelé que tout le travail de l’APIC n’a pu être mené que râce au soutien de l’Eglise suisse, en particulier de la Conférence centrale catholique romaine (CCCRS/RKZ), de l’Action de Carême, de la Collecte du Dimanche des Médias et de la Ligue Catholique Suisse pour la Presse (SKPV). Pour se maintenir sur le marché, de nouvelles ressources devront être trouvées.

Lors de l’assemblée générale, deux nouvelles demandes d’adhésion à la coopérative APIC/KIPA ont été acceptées, portant le nombre des coopérateurs à une septantaine. Il s’agit de Caritas Suisse, à Lucerne, et de l’association des paroisses catholiques d’Appenzell Rhodes intérieures.

Les Suisses, «colleurs d’étiquettes»

Au cours d’un exposé-débat, le nouveau secrétaire général de la CES Agnell Rickenmann a fait part de son leitmotiv: «chercher le dialogue» avec les gens et les diverses sensibilités ecclésiales présentes au sein de l’Eglise suisse. Une Eglise dont il salue la vitalité, manifestée notamment par le nombre de gens qui s’engagent à titre bénévole dans les commissions et les organisations ecclésiales.

L’abbé Rickenmann, un spécialiste de patristique âgé de 38 ans, regrette un peu de n’avoir plus le temps, dans sa nouvelle fonction, d’approfondir les questions théologiques. Il s’est en outre dit surpris par le ton parfois «hargneux» utilisé dans les discussions entre catholiques suisses, qui ont trop souvent tendance à coller des étiquettes et à classer les gens entre «progressistes» et «conservateurs». Lui qui partageait son temps entre l’engagement pastoral au niveau paroissial et l’enseignement académique, doit maintenant courir les réunions et abattre une montagne de travail administratif. Si la tâche est lourde et complexe, le secrétaire général de la CES accepte volontiers ce nouveau défi, celui d’être «un homme de service» et une plaque-tournante qui coordonne et fait circuler l’information au sein de l’Eglise en Suisse. (apic/be)

24 mai 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 3  min.
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