Un document romain peu opportun

Inde: Le Père Cantalamessa salue la présence franciscaine

New Delhi, 31 mai 2001 (APIC) Que la famille franciscaine soit très présente et active en Inde, «c’est bon signe», déclare le Père Raniero Cantalamessa, capucin, dans un long entretien que publie le dernier numéro de «Indian Currents Assiociate News» (Ican), un périodique qui s’intéresse beaucoup au phénomène religieux et en particulier l’Eglise catholique.

Le capucin, qui est le prédicateur de la Maison Pontificale, reconnaît également que la publication de la déclaration «Dominus Iesus» du 5 septembre dernier était «peu opportune».

«Que les Capucins et les autres membres de la Famille Franciscaine soient si nombreux et actifs en Inde est un bon signe, dit le capucin. Nous sommes un signe d’espérance pour l’Eglise tant que nous sommes perçus – en tant que Franciscains – comme moins hargneux en raison de notre esprit de réconciliation et de paix, et j’espère que le charisme franciscain pourra nous aider à affronter la situation en Inde».

Interrogé sur le système des castes et sur le rôle de l’Eglise catholique dans cette situation sociale, le Père Cantalamessa répond que «continuer la mission de Jésus, c’est, à mon avis, le plus grand service que le monde chrétien puisse rendre à l’Inde. La tentation, ajoute-t-il, c’est de nous associer avec les privilégiés, les riches et les classes sociales les plus élevées. Je pense que Jésus n’approuverait guère l’exclusion des groupes sociaux, car elle est contraire à l’idée fondamentale du Règne de Dieu».

Quant à la déclaration «Dominus Iesus» et aux polémiques qu’elle a suscitées surtout en Inde et en Asie en général, le prédicateur de la Maison Pontificale est «personnellement, tout à fait convaincu de l’universalité de Jésus-Christ», mais il admet que «le langage et la publication du document n’étaient pas appropriés. On peut se demander si cette déclaration a été vraiment opportune à ce moment-là. Mais pour nous, le Christ n’est pas quelqu’un parmi d’autres, il est le fondement de notre foi. La manière dont le Christ peut être inculturé dans un contexte religieux différent, c’est un autre problème». (apic/cip/vd/pr)

31 mai 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 1  min.
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