Mondialisation ne veut pas dire américanisation

Etats-Unis: Mgr Rembert Weakland prône la croissance culturelle des plus pauvres

Washington, 24 avril 2001 (APIC) Etats-Unis: Mgr Rembert Weakland prône la croissance culturelle des plus pauvres. L’Eglise doit former une génération capable d’avoir une vision globale des problèmes de l’avenir et qui encourage la croissance culturelle des plus pauvres. C’est ce qu’a souligné l’archevêque de Milwaukee, Mgr Rembert Weakland, bête noire des traditionalistes, au congrès national des éducateurs catholiques des Etats-Unis qui s’est tenu du 17 au 20 avril dans sa ville.

Devant un public de plus de 4’000 enseignants venus de tous les diocèses des USA, l’archevêque a fait remarquer que la globalisation représentait un double défi pour la culture américaine. «Beaucoup de peuples voient la globalisation comme une américanisation et que les Américains pensent que la diversité culturelle signifie que tout le monde doit penser comme eux».

Connu pour son engagement en faveur de la justice et d’une Eglise plus ouverte à la participation, l’archevêque bénédictin a confirmé que le monde catholique devait reconnaître les différences culturelles et savoir valoriser l’apport des autres cultures, non seulement dans l’Église mais partout dans la société. «On ne pourra faire obstacle à sécularisation, a-t-il affirmé «que si nous apprenons comment les valeurs de chaque religion contribuent au bien de la société».

Privé d’une partie de ses prérogatives épiscopales

Pour les éducateurs catholiques, cela signifie dans la pratique «s’engager en faveur de la croissance culturelle des secteurs les plus pauvres et les plus désavantagés». Ancien abbé primat des bénédictins, Mgr Weakland, 74 ans, est la bête noire des catholiques traditionalistes. Il a régulièrement été dénoncé à Rome, ce qui lui a valu, en 1995, d’être privé d’une partie de ses prérogatives épiscopales. Installé sur le siège de Milwaukee par Mgr Jean Jadot (Belgique), délégué apostolique aux Etats-Unis de 1973 à 1980, il a été entre autres, au sein de la conférence épiscopale américaine, président de la Commission des affaires sociales et économiques, qui publia la fameuse lettre des évêques sur l’économie ; il fut également délégué de l’épiscopat des Etats-Unis au synode des évêques pour l’Amérique qui s’est tenu au Vatican à l’automne 1997.

Les éducateurs catholiques réunis à Milwaukee ont également entendu une conférence de Soeur Joan Chittister, bénédictine, théologienne très connue dans les milieux progressistes américains pour son plaidoyer en faveur de la justice sociale et d’un rôle accru des femmes au sein de l’Église. (apic/cip/vd/mjp)

24 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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