Grèce: Saint-Synode grec orthodoxe «pas opposé» à une venue de Jean-Paul II

Rome, 7 mars 2001 (APIC) Le Saint-Synode grec orthodoxe a fait savoir par un communiqué rendu public le 7 mars à Athènes, que l’Eglise orthodoxe grecque n’était pas opposée à un voyage de Jean-Paul II en Grèce.

Ce voyage serait organisé par une «commission mixte» et le Saint-Synode déciderait des éventuelles rencontres entre Jean-Paul II et les représentants de l’Eglise orthodoxe. Le Saint-Synode demande par ailleurs au peuple grec de ne pas manifester d’hostilité à cette visite.

L¹archevêque catholique d¹Athènes, Mgr Nikolaos Foscolos, a confié sa satisfaction le 7 mars à l’agence de presse I-Media à Rome: «Je suis très heureux que l’Eglise orthodoxe ait pris une telle décision. C’est un signe positif pour nous. Il reste maintenant à attendre des informations plus précises quand à l’organisation de cette éventuelle visite».

A Rome, dans le milieu diplomatique grec, on affirmait qu’une réponse positive du Saint-Synode serait «un pas décisif» pour un voyage du pape. Au Vatican, on espérait beaucoup que cette étape en Grèce puisse se faire dans le cadre de son pèlerinage en Syrie et à Malte sur les pas de Saint-Paul. Une invitation doit encore être adressée officiellement au Saint-Siège.

Sur les traces de saint Paul

Dimanche 4 mars, l’archevêque orthodoxe d’Athènes et de toute la Grèce Christodolos avait confié sur les ondes de la radio ecclésiale qu’il «ne fermerait pas la porte au nez» si le pape passait par Athènes à son retour de Syrie. «Mais il ne faut en aucun cas interpréter ce geste comme une invitation officielle», avait alors précisé le prélat.

Suisse: L’égalité de traitement vaut aussi pour la politique commerciale suisse

Zurich, 7 mars 2001 (APIC) En vue de la journée des femmes du jeudi 8 mars, la «Déclaration de Berne» et plusieurs organisations féminines lancent un appel pour respecter l’égalité de traitement entre hommes et femmes dans la politique commerciale en Suisse.

Dans un communiqué diffusé mercredi, les organisations signataires demandent au Conseil fédéral de mieux tenir compte des conditions de vie et de travail des femmes dans sa politique économique extérieure. «Lors de la Conférence des femmes de l’ONU tenue voilà cinq ans à Pékin, la Suisse s’est engagée à prendre en compte l’objectif de l’égalité entre les femmes et les hommes dans toutes ses décisions de politique économique. Mais elle en est restée au stade des intentions», soulignent les organisations.

Le communiqué affirme également que «80 pour cent des personnes les plus démunies à l’échelle de la planète sont des femmes», et poursuit: «Les théories économiques à la base de l’OMC partent de l’hypothèse erronée selon laquelle les femmes et les hommes tirent des avantages identiques d’un commerce mondial libéralisé. Ce faisant, elles ignorent cette réalité criante: les conditions dans lesquelles les femmes se battent diffèrent fortement de celles que connaissent les hommes. Dans les pays du Sud tout spécialement, les femmes ont difficilement accès au crédit, à la propriété de la terre et à la formation. Leur mobilité est fortement limitée du fait de leurs obligations familiales tandis que leur quotidien rime avec des activités non rétribuées.»

Initiative de femmes socialistes

La journée internationale des femmes est née de l’initiative de femmes socialistes nord-américaines, qui ont mené pour la première fois, en 1909, un combat spécifiquement féministe. En Europe, la 2e Conférence internationale des femmes socialistes décida d’introduire une journée internationale pour les femmes, sous l’impulsion de Clara Zetkin en 1910. C’est en 1921, lors de la 2e Conférence des femmes communistes, alors que la journée des femmes avait lieu dans une période allant de février à avril, que la date du 8 mars fut définitivement adoptée. (apic/com/wm/bb)

7 mars 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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