Vers un règlement juridique des divergences entre Rome et Ecône?

Rome: Le Vatican confirme que des contacts ont été établis avec la Fraternité Saint Pie X

Rome, 18 mars 2001(APIC) Le Saint-Siège est entré en contact à plusieurs reprises avec Don Bernard Felley qui dirige la Fraternité Internationale Saint Pie X à Menzingen, dans le canton de Zoug (Suisse). Pour trouver une solution aux divergences qui séparent de Rome toujours la communauté schismatique fondée par Mgr Lefebvre.

Don Bernard Felley a pris la suite de l’évêque français Mgr Marcel Lefebvre, qui a provoqué en 1988 le plus important schisme survenu depuis Vatican I. Lorsque des fidèles suisses et allemands, refusant le dogme de l’infaillibilité papale, s’étaient alors rapprochés de la petite Eglise d’Utrecht pour fonder l’Eglise des Vieux catholiques, en 1889.

Interrogé dimanche 18 mars par l’agence italienne ANSA: Mgr Camille Perl, secrétaire de la Commission Pontificale «Ecclesia Dei», a précisé que des «solutions juridiques» étaient à l´étude pour dépasser les divergences entre Rome et Ecône. Mercredi 14 mars, le quotidien de Madrid, «La Razon», annonçait à la une: «le Vatican étudie la possibilité d´accorder une Prélature personnelle aux lefebvristes». A l’heure actuelle, la seule Prélature personnelle qui existe dans l´Eglise catholique est celle de l´Opus Dei.

Dans l’espoir de la réconciliation

La commission «Ecclesia Dei» a été créée par Jean Paul II pour accompagner les fidèles de la Fraternité sacerdotale saint Pie X, fondée par Mgr Lefebvre, qui souhaitent retrouver la pleine communion avec le pape. C’est dans cette perspective que le cardinal colombien Dario Castrillon Hoyos, préfet de la Congrégation vaticane pour le Clergé, a eu une série d’entretiens avec Don Bernard Felley, à Ecône, en Valais.

La rupture entre Rome et Ecône remonte au 30 juin 1988: Mgr Lefebvre (1929-1991), qui rejetait la réforme liturgique apportée par le Concile Vatican II et la légitimité du dialogue interreligieux, avait qualifié la visite du pape à la synagogue de Rome de scandale «sans mesure et sans précédent». Il avait également ordonné quatre évêques sans l´approbation de Jean Paul II. Cette désobéissance, véritable refus de la primauté de l´évêque de Rome, «constitue un acte schismatique», avait répondu Jean-Paul II dans sa lettre apostolique «Ecclesia Dei». (apic/zn/mjp)

19 mars 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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