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Bangladesh: La visite du pasteur Raiser, «un événement catalyseur» pour l’unité des Eglises
Chrétiens divisés dans un pays à majorité musulmane
Dacca, 20 mars 2000 (APIC) Le pasteur Konrad Raiser, secrétaire général du Conseil oecuménique des Eglises (COE), a achevé sa visite au Bangladesh en posant la première pierre d’un centre œcuménique dans l’enceinte du Conseil national des Eglises du Bangladesh (NCCB). Les tensions entre chrétiens ont constitué le principal thème de discussion avec les responsables locaux.
C’est le 14 mars, juste avant le départ de la délégation du COE pour le Sri Lanka, que la pose de la première pierre du centre œcuménique a eu lieu , au terme d’une visite de cinq jours durant laquelle le secrétaire général a souligné l’importance de l’unité chrétienne dans ce pays à majorité musulmane. «Je voudrais que cette maison devienne un lieu d’unité pour toute la communauté chrétienne du Bangladesh», a dit le pasteur Raiser à cette occasion.
A maintes reprises, lors des entretiens qu’il a eus avec des responsables d’Eglise locaux, le secrétaire général du COE n’a pas manqué de rappeler aux Eglises divisées du Bangladesh la nécessité de se rapprocher. «On ne peut avoir une relation avec Dieu sans être en communion avec les enfants de Dieu qui vous entourent», a déclaré le pasteur Raiser lors d’une rencontre œcuménique en compagnie de 50 responsables d’Eglise au bureau du Conseil national des Eglises le 13 mars. Son message est particulièrement d’actualité au Bangladesh où un certain nombre d’Eglises ont quitté le Conseil national des Eglises au cours de ces dernières années.
Plus de vingt nouvelles confessions chrétiennes dans le pays
Les responsables ecclésiaux locaux ont décrit au pasteur Konrad Raiser et à la délégation les tensions qui règnent entre chrétiens. Sudhir Adhikari, responsable d’Eglise associé au NCCB, a déclaré que les nouveaux groupes évangéliques fondés notamment par des Coréens avaient aggravé les divisons entre les chrétiens du Bangladesh. Plus de vingt Eglises ont ainsi été créées ces dernières années.
Mais pour l’évêque évangélique Nibaran Das, président du «Bangladesh Methodist Church Trust», sans nouvelles communautés, le christianisme ne pourrait améliorer sa position, ni se renforcer.
Indonésie: Les religions contribuent à l’unité nationale
Les parlementaires font pression sur les religieux
Jakarta, 20 mars 2001 (APIC) «L’unité nationale doit être le résultat de tout un peuple»: c’est ce qu’a souligné dans une intervention à la Chambre en Indonésie, le représentant des évêques catholiques, après que le Parlement a demandé aux religions d’apporter leur contribution pour défendre l’intégrité nationale. Il faut encore que les élites politiques cessent d’utiliser la religion pour défendre leurs intérêts.
Le Parlement indonésien a en effet appelé au mois de mars les dirigeants religieux à se prononcer sur la phase délicate, politique et sociale que connaît le pays. La sixième commission de la Chambre des Représentants, qui s’occupe des questions sociales et religieuses, a écouté les évêques catholiques et les représentants musulmans, bouddhistes et hindous. Selon le Père Ismartono, porte-parole de la conférence épiscopale, les membres du Parlement ont exercé des pressions sur les représentants religieux pour qu’ils demandent la démission du président Wahid.
Dans son intervention à la Chambre, le Père Notoseputro, secrétaire de l’épiscopat, a déclaré que l’unité nationale devait être le résultat d’un «travail d’équipe» du peuple indonésien tout entier. Les évêques plaident pour le respect de la dignité de l’homme et se prononcent contre la violence, en mettant en garde contre l’utilisation politique des symboles des religions. «Les religions, rappellent les évêques, ne doivent pas être considérées en fonction de la recherche de bienfaits personnels». Le discours dénonce les tentatives des élites politiques de se servir des religions pour servir leurs intérêts propre ou ceux de leurs groupes.
Rappelant la souffrance de la population indonésienne ,violences, morts, réfugiés, et pauvres personnes dispersées aux Moluques, à Bornéo, au Nord de Sumatra, le discours invite les forces politiques, civiles et religieuses à coopérer en vue de l’unité de la nation. «Le rappel à l’intégrité nationale, ne doit pas être seulement un slogan que les élites politiques imposent d’en haut, mais doit partir de la société civile», a déclaré le Père Notoseputro. (apic/cip/om)




